L’UICN plaide pour un leadership féminin renforcé dans les politiques climatiques
À l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement célébrée le 5 juin 2026, l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), à travers l’initiative NAbSA, a appelé à une plus grande intégration du leadership féminin dans les politiques climatiques en Afrique. L’organisation estime que les femmes jouent déjà un rôle essentiel dans la restauration des écosystèmes, la protection de la biodiversité et le renforcement de la sécurité alimentaire, mais demeurent insuffisamment représentées dans les instances de décision. Dans un document intitulé « Pourquoi les politiques climatiques échouent sans le leadership des femmes », la NAbSA met en évidence le décalage entre les solutions fondées sur la nature portées par les femmes et les politiques nationales chargées de soutenir l’adaptation au changement climatique.L’organisation appelle ainsi les gouvernements à renforcer la représentation des femmes dans les mécanismes de décision, à garantir leurs droits sur les ressources naturelles et à mieux intégrer les savoirs locaux dans les stratégies climatiques. Selon l’UICN, la réussite des politiques d’adaptation et de résilience climatique passe par une reconnaissance accrue du rôle des femmes dans la mise en œuvre des solutions environnementales.
Angola: Le jardin botanique de l’UAN renforce la conservation de la biodiversité
La directrice du Centre de botanique de l’Université Agostinho Neto (UAN), Manuela Pedro, a mis en avant les progrès réalisés par le jardin botanique de l’établissement, qu’elle considère comme une avancée majeure pour la préservation de la biodiversité végétale en Angola. Cette déclaration a été faite à l’occasion d’une campagne de plantation de 520 jeunes plants organisée à Luanda, dans le cadre des initiatives de reboisement et de sensibilisation environnementale. Selon elle, le jardin botanique joue un double rôle en servant à la fois de refuge pour la conservation des espèces végétales rares et menacées, et de plateforme dédiée à la recherche scientifique, à la formation académique et à l’éducation environnementale. Le site a pour ambition de représenter la diversité des écosystèmes angolais afin de mieux faire connaître au public les enjeux liés à la protection de la nature, à la perte de biodiversité et au changement climatique. Déjà, plus de 50 étudiants y participent à des travaux de recherche et d’apprentissage. Les responsables du projet plaident par ailleurs pour la création de jardins botaniques dans toutes les provinces du pays afin de renforcer la sauvegarde des espèces endémiques et la valorisation durable des ressources naturelles nationales.
Afrique: Le Fonds bleu du Bassin du Congo mobilise 3 milliards USD pour 63 projets climatiques
Les partenaires du Fonds bleu pour le bassin du Congo ont annoncé la mobilisation de plus de 3 milliards de dollars américains destinés au financement de 63 projets bas-carbone en Afrique centrale et de l’Est. Cette annonce a été faite le 28 mai 2026 à l’occasion des Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD), mettant en lumière l’importance croissante des investissements verts pour la préservation des écosystèmes africains. Répartis dans 17 pays, les projets soutenus concernent notamment la restauration des mangroves, la gestion durable des tourbières, la protection de la biodiversité et le renforcement de la résilience climatique des communautés locales. Au Cameroun, les initiatives portent sur la réhabilitation de 5 000 hectares de mangroves ainsi que sur la valorisation de la jacinthe d’eau, tandis qu’au Kenya et en République du Congo, les programmes visent principalement la conservation des stocks de carbone et des habitats naturels. Les promoteurs du Fonds bleu estiment que cet engagement financier confirme le rôle stratégique du Bassin du Congo, considéré comme l’un des principaux puits de carbone de la planète, dans la lutte mondiale contre le changement climatique et la préservation des ressources naturelles.
Mozambique: la production halieutique en hausse de 1 % au premier trimestre 2026
La production halieutique et aquacole du Mozambique a atteint 108 992 tonnes au premier trimestre 2026, soit seulement 20 % de l’objectif annuel fixé à 548 533 tonnes. Selon les données gouvernementales, cette performance ne représente qu’une hausse d’environ 1 % par rapport à la même période de 2025.Les autorités attribuent notamment cette faible progression aux retards dans la mise en service de certaines flottes de pêche industrielle, notamment celles spécialisées dans le kapenta, le thon et les crustacés. Si la pêche artisanale a enregistré une légère hausse de 2 %, la production industrielle a reculé de 36 % sur un an.Parallèlement, l’aquaculture a produit 1 694 tonnes entre janvier et mars, soit 16 % de son objectif annuel, mais affiche une croissance de 19 % par rapport à 2025. Le secteur reste toutefois confronté aux effets du changement climatique et aux restrictions commerciales sur certains marchés internationaux, qui continuent de peser sur les exportations du pays.





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