Afrique: Rainforest Alliance impulse un changement positif de la cause environnementale

L’ONG Rainforest Alliance a tenu le 29 juin 2026 un atelier média avec des professionnels de la presse camerounaise. Le but étant de renforcer les partenariats médias pour amplifier les récits et enjeux de durabilité des chaînes de valeur agricoles et de préservation de l’environnement. Au cœur de cet échange, les discussions ont porté sur l’analyse du rapport annuel 2025 et ses données d’impact, à l’issue desquelles plusieurs recommandations ont été formulées.

Entre 2020 et 2025, l’Afrique a perdu chaque année près de 4 millions d’hectares de forêts, selon le Global Forest Resources Assessment des Nations Unies. Cette déforestation accélérée menace les écosystèmes, en particulier le bassin du Congo, deuxième plus vaste forêt tropicale au monde, sous la pression de l’exploitation illégale du bois, de l’expansion agricole et des activités minières. Dans son rapport annuel 2025, Rainforest Alliance estime que l’agriculture est responsable de 80 % de la déforestation tropicale et avertit que le changement climatique pourrait entraîner une baisse de la production agricole mondiale pouvant atteindre 35 % d’ici 2050. Face à ces défis, l’organisation soutient des initiatives axées sur l’amélioration des moyens de subsistance des agriculteurs, la restauration des écosystèmes et la transformation durable des chaînes de valeur agricoles. Dans cette dynamique, elle a réuni le 29 juin 2026 à Yaoundé au Cameroun des professionnels des médias afin de renforcer les partenariats avec la presse et d’accroître la visibilité des enjeux liés à la durabilité agricole et à la préservation de l’environnement. 

Les échanges ont principalement porté sur l’analyse du rapport annuel 2025 de Rainforest Alliance et de ses principaux indicateurs d’impact. Le document met en évidence l’amélioration des revenus des producteurs, soutenue par deux leviers majeurs : l’augmentation des rendements agricoles et le versement de primes de durabilité. Les participants ont également formulé plusieurs recommandations, parmi lesquelles le renforcement des récits médiatiques autour des enjeux étroitement liés à la préservation des écosystèmes, de la biodiversité, des moyens de subsistance, de la résilience climatique et des droits humains. À travers cette initiative, Rainforest Alliance entend doter les médias africains des outils nécessaires pour mieux couvrir les défis de la durabilité des filières agricoles et de la protection de l’environnement. L’organisation ambitionne ainsi de favoriser une transformation durable des communautés, avec un accent particulier sur l’autonomisation des femmes et des jeunes, tout en renforçant la gouvernance des paysages grâce à des partenariats entre les secteurs public et privé.

Présente dans 64 pays à travers 80 programmes de gestion durable des paysages et de certification, Rainforest Alliance affirme avoir contribué à éviter l’émission de 5,5 millions de tonnes de gaz à effet de serre et à protéger ou restaurer 11,9 millions d’hectares d’écosystèmes, soit une superficie équivalente à celle du Bénin ou du Libéria. « Notre objectif est clair : restaurer, régénérer et revitaliser les sols ainsi que les écosystèmes forestiers tropicaux, dont dépendent la survie des communautés et la pérennité de nos systèmes alimentaires », souligne Santiago Gowland, président-directeur général de Rainforest Alliance. Cette ambition s’inscrit dans un contexte où les crises environnementales et sociales fragilisent de plus en plus les moyens de subsistance de millions d’agriculteurs, de travailleurs et de communautés à travers le monde, renforçant l’urgence d’accélérer la transition vers des modèles de production plus durables.

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