Le procès pour trahison de l’opposant ougandais Kizza Besigye s’est ouvert ce 30 juin à Kampala, sur fond de tensions politiques croissantes et de répression dénoncée contre l’opposition, les médias et des organisations de la société civile. Détenu depuis son enlèvement au Kenya en 2024, l’ancien candidat présidentiel a contesté la procédure, invoquant des risques pour la sécurité de ses avocats. Cette affaire intervient dans un contexte marqué par les actions controversées du chef de l’armée, le général Muhoozi Kainerugaba, accusé par des opposants et défenseurs des droits humains d’arrestations arbitraires et de pressions sur la presse indépendante. Plusieurs figures de l’opposition et acteurs médiatiques ont récemment été arrêtés ou visés par des mesures judiciaires. Les autorités n’ont pas réagi officiellement à ces accusations, tandis que le procès de Besigye est perçu par ses soutiens comme un symbole de la dégradation de l’espace démocratique en Ouganda.





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