Afrique: Le président Romuald Wadagni plaide pour une solidarité régionale face aux défis communs

Élu en avril 2026 avec plus de 94% des suffrages, le président béninois Romuald Wadagni n’a pas tardé à passer des paroles aux actes sur la scène diplomatique. Moins de trois semaines après son investiture, il enchaîne les visites à Niamey puis à Ouagadougou, marquant ainsi une volonté nette de réchauffer les relations avec ses voisins sahéliens dans un contexte sécuritaire toujours tendu.

À peine investi le 24 mai 2026, le président Romuald Wadagni a choisi le Niger et le Burkina Faso comme premières destinations de politique étrangère. Un choix hautement symbolique. À Niamey d’abord, le chef de l’État béninois a été reçu par le général Abdourahamane Tiani, dans une atmosphère décrite comme chaleureuse et fraternelle. Au cœur des discussions : la lutte contre le terrorisme, la réouverture des frontières fermées depuis plusieurs mois, et la relance des échanges économiques entre les deux pays. Un comité d’experts a été mandaté pour concrétiser ces engagements. 

Direction ensuite Ouagadougou, où l’accueil a été tout aussi solennel. Le président  Romuald Wadagni et sa délégation ont été reçus par le capitaine Ibrahim Traoré, entouré de membres du gouvernement, de présidents d’institutions et de représentants des corps constitués. Les deux chefs d’État ont souligné l’impérieuse nécessité de renforcer la coopération, la solidarité et la concertation entre États voisins face aux menaces communes, notamment le terrorisme, la criminalité transfrontalière organisée et toutes les formes d’extrémisme violent. Sur le plan économique, les discussions ont été tout aussi substantielles. Les deux présidents ont salué le rôle stratégique du Port autonome de Cotonou dans l’approvisionnement du Burkina Faso. (Il faut ajouter une data y relative), et ont marqué leur engagement à renforcer la coopération en matière de facilitation du transit, de transport et de logistique. Côté institutionnel, des décisions concrètes ont été prises. Les deux chefs d’État ont instruit leurs ministres des Affaires étrangères de prendre les dispositions nécessaires pour la tenue, dans les meilleurs délais, de la cinquième session de la Grande Commission mixte de coopération Burkina Faso-Bénin. 

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