À l’occasion de la Journée de l’enfant africain célébrée le 16 juin 2026, le Cameroun a réaffirmé son engagement en faveur des droits de l’enfant. Entre les défis liés à l’accès à l’eau potable, à l’assainissement, à l’hygiène et la recrudescence des violences contre les mineurs, les acteurs de la protection de l’enfance ont appelé à une mobilisation accrue pour garantir un environnement sûr et propice à l’épanouissement de chaque enfant.
Le 16 juin 2026, le Cameroun s’est joint au reste de l’Afrique pour célébrer la Journée de l’enfant africain, placée sous le thème : « Garantir l’accès universel à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène pour tous les enfants d’Afrique ». Cette commémoration a mis en lumière les défis persistants auxquels font face les enfants, notamment dans les établissements scolaires où près d’une école sur deux seulement dispose d’un accès à l’eau potable et à peine 30 % sont dotées d’infrastructures sanitaires adéquates. Les conséquences sont préoccupantes : les maladies diarrhéiques représentent 16 % des décès des enfants de moins de cinq ans et sont associées à plus de 7 000 décès chaque année dans le pays, selon l’Unicef. Cette journée a ainsi offert aux acteurs de la protection de l’enfance l’occasion de renforcer leur engagement en faveur d’un cadre de vie plus sain, plus sûr et plus respectueux des droits de chaque enfant.
A l’instar de plusieurs pays africain, le Cameroun fait face à une augmentation alarmante des cas d’infanticides et de violences sur mineurs. Selon le journal allafrica, 13 infanticides ont déjà été recensé de janvier 2026 à Juin 2026 au Cameroun. Le ministre des affaires sociales, Pauline Irène Nguene rappelle que le code pénal camerounais incirmine l’infanticide à l’article 340 et décrit le phénomene comme un défi de protection de l’enfance. Le législateur camerounais de son côté ne reste pas indifférent. Le Code pénal prévoit des dispositions fermes en la matière. L’article 346 sanctionne tout outrage à la pudeur commis sur un enfant de moins de seize ans, avec des peines progressives allant de l’emprisonnement simple jusqu’à la réclusion à perpétuité dans les cas les plus graves. Malgré ce cadre légal, les experts appellent à la vigilance. Les textes existent, mais leur application reste insuffisante.
La Journée de l’Enfant Africain rend hommage au soulèvement étudiant du 16 Juin 1976 à Soweto, en Afrique du Sud, qui a entraîné la mort d’étudiants qui manifestaient contre la mauvaise qualité de l’éducation qu’ils recevaient du régime d’apartheid. Éduquer, protéger, écouter : tels sont les piliers qui garantissent le bien-être des enfants dans une société. Ainsi derrière chaque entrave à la protection de l’enfance se cache un enfant dont l’avenir a été brisé, et une famille qui aurait pu être mieux accompagnée.





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