Alors que Johannesburg suffoque sous un smog toxique de charbon et de soufre, la science tente de pallier l’urgence sanitaire. Entre pics de pollution records et régulations défaillantes, des chercheurs sud-africains de l’Université de Witwatersrand lancent une application d’alerte en temps réel pour protéger les populations, baptisée SACAQM. Un bouclier numérique face à une crise de l’air qui tue plus d’un million de personnes chaque année sur le continent.
Johannesburg, la capitale économique sud-africaine étouffe sous un pic de pollution de l’air au charbon. En cause, des émanations de sulfure d’hydrogène provenant des zones industrielles et minières situées à des centaines de kilomètres à l’Est de la ville. La situation présente un péril sanitaire sur la population.
Face à cette urgence sanitaire, des scientifiques de l’Université de Witwatersrand ont développé la première application d’alerte à la pollution, baptisée SACAQM. S’appuyant sur des centaines de systèmes de surveillance de l’air, cet outil permet de détecter les pics de pollution en temps réel et d’envoyer des notifications directes aux résidents. L’application ne se contente pas de prévenir ; elle conseille également des mesures de protection, comme le port du masque, bien que les chercheurs rappellent avec prudence que ces derniers ne protègent que contre les particules fines et non contre les gaz toxiques comme les composés de soufre. Un outils à la fois pour l’usage personnel mais aussi pour
En 2024, Greenpeace Afrique classe l’Afrique du Sud parmi les pays les plus pollués du continent dans un rapport sur lequel l’ONG révèle que chaque année en Afrique, 1,1 million de décès prématurés sont liés à la pollution de l’air. Cette innovation offre un bouclier numérique à une population qui semble délaissée par les régulations environnementales. Le défi reste entier pour une Afrique du Sud qui doit encore trouver l’équilibre entre sa survie économique liée au charbon et le droit de ses citoyens à respirer.





No responses yet