Afrique: 07 milliards USD de pertes dues au climat par an

L’Afrique, bien que moins responsable des émissions mondiales gaz à effet de serre, subit de façon agressive les crises climatiques et de lourdes conséquences économiques et agricoles. Cette urgence nécessite des actions coordonnées pour une gestion durable de l’action climatique. Une situation qui a conduit les décideurs africains, à formuler des recommandations visant à renforcer la coopération multilatérale, au Forum international de l’énergie et du climat à Vienne, les 09 et 10 avril 2026.

A l’occasion du Forum international de l’énergie et du climat tenu en Autriche, les décideurs africains ont appelé à renforcer la coopération multilatérale, en vue d’accélérer les réponses aux défis énergétiques et climatiques. Bien que l’Afrique ne contribue qu’à 4% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, elle subit sévèrement les impacts du réchauffement climatique. Les pertes économiques liées aux dommages climatiques sont estimées entre 07 et 15 milliards de dollars par an, et pourraient atteindre 50 milliards de dollars d’ici 2040 en l’absence de recommandations fortes.

En marge de ce plaidoyer pour une action climatique, l’Afrique ne représente qu’environ 1% des infrastructures photovoltaïques installées, bien qu’elle dispose de près de 60% du potentiel solaire mondial. Le continent est encore soumis aux enjeux énergétiques importants, dans un contexte social où plus de 600 millions d’Africains, soit environ 43% de la population, ne disposent pas toujours d’un accès à une électricité fiable.


Face à cette situation, les attentes sont nombreuses : renforcement des capacités institutionnelles, financement accru et adapté, développement des partenariats technologiques pour une meilleure intégration des chaînes de valeur mondiales sont autant d’atouts nécessaires pour l’atteinte des Objectifs de développement durable. A travers cette exhortation collective, les décideurs africains envisagent faire de la transition énergétique et climatique, une opportunité de restructuration du continent, plutôt qu’un impératif supplémentaire.  

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