JT AFRIQUE_010726

Burkina Faso : Les autorités dénoncent une fausse circulaire 

La Présidence du Faso a formellement démenti la circulation sur les réseaux sociaux d’un document présenté comme une circulaire officielle demandant aux agents de l’État de rapatrier leurs familles vivant en France. Les autorités qualifient ce texte de faux document fabriqué dans le but de tromper l’opinion publique et de semer la confusion au sein de la population. Elles rappellent qu’il n’émane d’aucune institution étatique et avertissent que des poursuites judiciaires pourront être engagées contre les auteurs, les diffuseurs et les commanditaires de cette opération de désinformation. Cette mise au point intervient dans un contexte marqué par la récente rupture des relations diplomatiques entre le Burkina Faso et la France, ce qui a favorisé la circulation de nombreuses spéculations sur les réseaux sociaux. La Présidence appelle la population à se référer uniquement aux canaux officiels pour toute information.

Zimbabwe : Le parlement prolonge le mandat présidentiel

Le Parlement du Zimbabwe a adopté définitivement un projet de loi de révision constitutionnelle prévoyant notamment l’allongement du mandat présidentiel de cinq à sept ans. Le texte, qui doit encore être promulgué par le président Emmerson Mnangagwa, supprime également le suffrage présidentiel direct, selon les dispositions votées. Adoptée à une large majorité à l’Assemblée nationale, la réforme permettrait au chef de l’État, âgé de 83 ans, de prolonger son mandat jusqu’en 2030. L’initiative, portée par la majorité du parti Zanu-PF, est vivement critiquée par l’opposition, qui dénonce un « coup d’État constitutionnel » et une concentration du pouvoir exécutif.

Ouganda: Ouverture du procès de Kizza Besigye 

Le procès pour trahison de l’opposant ougandais Kizza Besigye s’est ouvert ce 30 juin à Kampala, sur fond de tensions politiques croissantes et de répression dénoncée contre l’opposition, les médias et des organisations de la société civile. Détenu depuis son enlèvement au Kenya en 2024, l’ancien candidat présidentiel a contesté la procédure, invoquant des risques pour la sécurité de ses avocats. Cette affaire intervient dans un contexte marqué par les actions controversées du chef de l’armée, le général Muhoozi Kainerugaba, accusé par des opposants et défenseurs des droits humains d’arrestations arbitraires et de pressions sur la presse indépendante. Plusieurs figures de l’opposition et acteurs médiatiques ont récemment été arrêtés ou visés par des mesures judiciaires. Les autorités n’ont pas réagi officiellement à ces accusations, tandis que le procès de Besigye est perçu par ses soutiens comme un symbole de la dégradation de l’espace démocratique en Ouganda.

Ghana: 26,5 millions usd débloqués pour les sinistrés 

Le président ghanéen John Dramani Mahama a annoncé le déblocage d’environ 300 millions de cedis (26,5 millions de dollars) pour financer les secours et les mesures de prévention après les inondations meurtrières qui ont frappé Accra et plusieurs régions du sud du pays. Le bilan provisoire fait état d’au moins 12 morts, de milliers de déplacés et de dégâts importants. Selon les autorités, une partie des fonds sera consacrée à l’aide d’urgence aux populations sinistrées, tandis que l’autre servira à des projets de réduction des risques afin de limiter l’impact de futures inondations. Les forces armées et les services de secours ont été mobilisés pour appuyer les opérations de sauvetage, alors que les recherches se poursuivent dans les zones touchées.

Mali : Création d’un nouvel office pour réguler l’or artisanal 

Le Conseil National de Transition (CNT) a adopté à Bamako un projet de loi portant ratification d’une ordonnance instituant l’Office Malien des Substances Précieuses (OMASP). Présentée lors d’une session au Centre international de conférences de Bamako, la réforme vise à mieux encadrer le secteur de l’orpaillage et la gestion des ressources minières, notamment l’or artisanal. Selon les autorités, l’OMASP, établissement public à caractère industriel, sera chargé de la commercialisation et de l’exportation des substances précieuses issues de l’orpaillage, tout en contribuant à la protection de l’environnement et à la sécurisation des flux financiers. Le projet ambitionne également de capter jusqu’à 70 % de la production artisanale dans ses premières années d’activité. Le texte a été adopté à l’unanimité par les 120 membres présents du CNT, marquant une étape importante dans la régulation du secteur aurifère malien.

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