Cameroun: Le gouvernement réagit face à la hausse des féminicides et infanticides

Le féminicide est devenu un problème de société majeur au Cameroun. Selon les autorités, environ 50 cas ont déjà été enregistrés depuis le début de l’année 2026. Au quotidien, femmes et jeunes filles sont victimes de différentes formes de violences ayant pour point commun le genre. Des chiffres en constante augmentation, qui traduisent un malaise social profond et auquel le gouvernement entend désormais apporter des réponses.

Le 18 mars 2026, le Cameroun s’est réveillé sous le choc après la découverte du corps sans vie de Divine Mbarga Atangana, 11 ans, enlevée puis victime d’une agression sexuelle, dans une maison en construction du quartier Nkoabang, à la périphérie de Yaoundé. Ce drame, qui s’ajoute à ceux du Dr Armelle Assoguena Fouda et de Mbang Telcaire, illustre l’ampleur croissante des violences faites aux femmes et aux jeunes filles dans le pays. Selon les chiffres officiels, 50 féminicides ont été enregistrés au cours des cinq premiers mois de l’année 2026, soit une moyenne alarmante de 2,3 cas par semaine, confirmant ce que le gouvernement qualifie de « funeste tendance haussière ». Alors que des familles sont endeuillées et que l’émotion gagne l’opinion publique face à cette barbarie, les autorités camerounaises à l’occasion d’une communication gouvernementale tenu le 1er juin 2026, ont condamné avec fermeté les violences basées sur le genre.

Les violences basées sur le genre constituent aujourd’hui bien plus qu’un drame humain : elles représentent un véritable défi de société, de justice, de santé publique et de développement. Selon les autorités, la majorité des agressions sont perpétrées par des personnes appartenant à l’entourage immédiat des victimes, qu’il s’agisse d’un conjoint, d’un parent ou d’un voisin. Parmi les manifestations les plus extrêmes de ce phénomène figure le féminicide, dont la progression constante au fil des années suscite une vive inquiétude. Face à cette recrudescence des violences, l’État entend renforcer sa riposte à travers de nouvelles mesures de prévention.

Face à la montée des féminicides au Cameroun, les appels à une réponse plus ferme de l’État se multiplient. Entre sensibilisation, application des lois existantes et renforcement des mécanismes de protection, la lutte contre les violences basées sur le genre apparaît aujourd’hui comme une urgence sociale et nationale.

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