Alors que la République Démocratique du Congo fait face à sa 17e épidémie d’Ebola dans l’Est, l’aéroport international de Ndjili à Kinshasa s’est transformé en un véritable rempart sanitaire pour préserver la capitale. Grâce aux contrôles thermiques systématiques déployés par le Programme National d’Hygiène aux Frontières (PNHF) et à une campagne de prévention massive, aucun cas n’a encore été détecté à Kinshasa, malgré un bilan national qui s’élève désormais à 321 cas confirmés et 48 décès au 5 juin 2026. Pourtant, face à l’immensité du territoire et la porosité des frontières terrestres où le virus circule, la réussite de cette riposte ne pourra se faire sans une mobilisation internationale d’envergure.
L’aéroport international de Ndjili, principal point d’entrée en République Démocratique du Congo s’est transformé en un rempart pour empêcher l’extension de l’épidémie d’Ebola au reste du pays, suite à l’alerte rouge déclenchée en mai 2026 dans l’Est. Ici, des équipes médicales spécialisées du Programme National d’Hygiène aux Frontières (PNHF) se déploient pour soumettre tous les voyageurs, particulièrement ceux en provenance des provinces touchées, à des contrôles thermiques systématiques et à un suivi rigoureux afin de détecter et d’isoler immédiatement tout cas suspect.
Cette riposte aéroportuaire s’accompagne d’une stratégie globale de communication visant à saturer l’espace public de messages de prévention. Les autorités cherchent ainsi à sensibiliser la population, à encourager les comportements responsables et à inciter au signalement rapide des symptômes. La stratégie porte des fruits puisqu’aucun cas de contamination n’a toujours pas été signalé dans la capitale malgré les 321 cas confirmés dont 48 décès recensés sur le territoire en début juin 2026, selon les autorités sanitaires congolaises et l’OMS.
Toutefois, le sort de la capitale se joue moins sous les scanners de l’aéroport de Ndjili que dans l’immensité des frontières terrestres et des forêts de l’Est, là où le virus échappe encore aux thermomètres. Avec 2 345 410 km² de superficie et une population de plus de 100 millions d’habitants soit 51 habitants par km², l’organisation de la riposte à cette 17e épidémie d’Ebola exige une mobilisation beaucoup plus globale, une mobilisation internationale.





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