Cameroun: L’université de Yaoundé I devient un pôle de recherche contre le phénomène des enfants soldats

L’Université de Yaoundé I s’engage dans la lutte contre l’enrôlement des enfants soldats. En signant une convention de partenariat avec le Centre International de Recherche pour la Protection des Enfants Soldats (CIRPES), lundi 1er juin 2026, l’institution académique camerounaise devient un un laboratoire de recherche stratégique en la matière. Ce projet vise à implémenter la Déclaration de Rabat (2025) et à proposer des solutions endogènes africaines pour éradiquer la participation des mineurs aux conflits armés d’ici 2040.

L’Université de Yaoundé I s’engage dans la lutte contre le phénomène des enfants soldats. L’institution universitaire ambitionne de devenir un pôle de recherche dédié à la prévention de l’enrôlement des mineurs dans les groupes armés, en développant des solutions et des réponses adaptées à cette problématique. À cet effet, le Pr Rémy Magloire Etoua, recteur de l’Université de Yaoundé I, et le Dr Abdelkader Felali, président-directeur général du Centre international de recherche pour la prévention des enfants soldats (CIRPES), ont signé une convention de partenariat le lundi 1er juin 2026 à Yaoundé, au Cameroun.

Cette collaboration vise à renforcer la recherche, la sensibilisation et la production de connaissances susceptibles de contribuer à la protection des enfants exposés aux conflits armés.

La signature de cette convention procède de la mise en œuvre d’une stratégie africaine initiée par le Maroc pour faire front au phénomène des enfants soldats avec des instruments et les institutions du continent africain.

La Déclaration de Rabat sur le Désarmement, la Démobilisation et la Réintégration (DDR), adoptée le 20 novembre 2025 lors de la Conférence ministérielle africaine au Maroc, implémentée au Cameroun à travers cette campagne du CIRPES,constitue un tournant dans l’effort continental pour la protection de l’enfance en zone de conflit. Cet engagement politique de haut niveau vise prioritairement à stopper le recrutement et l’instrumentalisation des mineurs par les groupes armés. Et pour saisir les contours de cette réponse endogène, et les implications du phénomène, les membres du CIRPES ont animé une conférence à l’amphi 300 de l’Université sur la thématique.

Le nombre d’enfants soldats est estimé à environ 300 000 enrôlés de force à travers le monde. L’Afrique en dénombre environ 130 000, représentant environ les 2/5eme du phénomène. Pourtant l’arsenal juridique international en la matière est dominé par des réponses que l’Afrique adopte parfois loin de ses réalités : Convention relative aux droits de l’enfant de 1989 et ses protocoles additionnels, la Convention de Genève de 1877 entre autres. Le CIRPES présente la Déclaration de Rabat comme la contribution adaptée de l’Afrique à sa réalité du phénomène d’enfants soldats avec laquelle le Centre ambitionne éradiquer la participation d’enfants aux conflits armés d’ici 2040 sur le continent.

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