Afrique: Le Kenya mobilise pour la protection des océans
La 11ᵉ édition de la conférence internationale « Our Ocean » s’est ouverte le 16 juin 2026 à Mombasa, au Kenya, réunissant pendant trois jours des responsables gouvernementaux, scientifiques, représentants de la société civile, acteurs du secteur privé et jeunes engagés pour la protection des océans. Placée sous le thème « Notre Océan, Notre Héritage, Notre Avenir », cette édition est la première à se tenir sur le continent africain.Les échanges portent sur plusieurs enjeux majeurs, notamment la lutte contre la pollution marine, la pêche illicite, la préservation de la biodiversité, la sécurité maritime et le financement de l’économie bleue. Les participants sont également invités à annoncer de nouveaux engagements pour renforcer la résilience des écosystèmes marins face aux effets du changement climatique.Pour le Kenya et l’ensemble du continent africain, cette conférence constitue une plateforme stratégique pour promouvoir une gestion durable des ressources marines, attirer des investissements dans l’économie bleue et faire entendre les priorités africaines dans les discussions internationales sur l’avenir des océans.
Afrique: climat : 13 millions d’africains touchés en 2025
Les événements météorologiques extrêmes liés au changement climatique ont affecté au moins 13 millions de personnes et causé plus de 3 000 décès en Afrique en 2025, selon le rapport L’état du climat en Afrique 2025 publié par l’Organisation météorologique mondiale (OMM). Inondations, sécheresses, montée du niveau de la mer et recul accéléré des glaciers ont marqué l’année sur l’ensemble du continent.Le rapport souligne que l’Afrique se réchauffe plus rapidement que la moyenne mondiale. Les glaciers africains ont perdu plus de 90 % de leur superficie depuis la fin du 19e siècle, tandis que les inondations ont représenté plus de la moitié des catastrophes signalées. Au Nigeria et en République démocratique du Congo, ces crues ont fait plusieurs centaines de victimes.L’OMM met également en garde contre les insuffisances des systèmes d’alerte précoce, dont ne disposent pleinement que 40 % des pays africains. L’organisation appelle à renforcer les services climatiques et la coopération régionale afin de mieux protéger les populations face à l’aggravation des risques climatiques.
RD Congo: Appel à la protection de 8000 bonobos
Le Fonds mondial pour la nature (WWF) appelle à renforcer la protection des bonobos en République démocratique du Congo après le recensement de plus de 8 000 bonobos dans la réserve de faune de Lomako-Yokokala. L’organisation met en garde contre les effets de la criminalité faunique, qui menace non seulement la survie des espèces emblématiques du bassin du Congo, mais aussi la capacité des forêts à stocker le carbone et à réguler le climat. Selon les experts, les grands mammifères jouent un rôle essentiel dans la régénération des forêts grâce à la dispersion des graines. Leur disparition progressive sous l’effet du braconnage fragilise les écosystèmes et réduit leur résilience face au changement climatique. Le WWF et ses partenaires plaident également pour un renforcement de la justice environnementale afin de mieux lutter contre les infractions liées à la faune sauvage. Avec le bassin du Congo considéré comme l’un des plus importants puits de carbone de la planète, la protection de sa biodiversité est désormais perçue comme un enjeu majeur dans la lutte mondiale contre le changement climatique.
Afrique: 100 millions de tonnes de poissons produits en 2024
La production mondiale issue de l’aquaculture a franchi pour la première fois le seuil des 100 millions de tonnes en 2024, selon le dernier rapport de la FAO présenté lors de la Conférence Our Ocean à Mombasa, au Kenya. L’organisation onusienne estime que cette croissance offre une opportunité majeure pour l’Afrique, où l’élevage de poissons demeure encore peu développé. Alors que l’aquaculture représente près de la moitié de la production mondiale de poisson, sa part n’atteint que 18 % en Afrique. La FAO souligne que la production halieutique en Afrique subsaharienne devra augmenter de 68 % d’ici 2050 pour répondre aux besoins d’une population en forte croissance. Face à ce défi, l’agence des Nations unies appelle les gouvernements africains à accélérer les investissements dans le secteur et à mettre en place des politiques favorables à son développement. Considérée comme plus durable et plus résiliente face au changement climatique, l’aquaculture est présentée comme un levier essentiel pour renforcer la sécurité alimentaire du continent.
Cameroun: Alerte sur les risques liés à l’exploitation pétrolière
L’attribution de cinq blocs pétroliers et gaziers à des compagnies étrangères dans le sud-ouest du Cameroun suscite de vives inquiétudes parmi les défenseurs de l’environnement. Selon un rapport de l’ONG Earth Insight publié en juin 2025, près de 68 % des zones concernées se superposent à des aires protégées marines et côtières, couvrant plus de 4 000 km² de biodiversité sensible. Les blocs d’exploration empiètent notamment sur l’estuaire du Rio del Rey et le parc national de Douala-Édéa, des écosystèmes essentiels abritant mangroves, tortues marines, dauphins, oiseaux migrateurs et espèces endémiques comme la grenouille Goliath. Les experts alertent sur les risques liés aux études sismiques et à l’exploitation pétrolière, qui pourraient perturber durablement ces habitats naturels.Les communautés côtières craignent également des répercussions sur la pêche artisanale, principale source de revenus et de sécurité alimentaire dans la région.





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