Sénégal: le Parlement adopte une nouvelle loi contre l’homosexualité

Au Sénégal, la répression de l’homosexualité se durcit encore. Le 11 mars 2026, le Parlement a adopté une loi qui porte la peine maximale de prison à dix ans et prévoit des amendes pouvant atteindre 10 millions de FCFA. Soutenu par la majorité des députés, le texte est présenté comme un moyen « d’assainir les mœurs » et de retablir les valeurs culturelles dans un pays où l’homosexualité reste fortement rejetée.

Le 11 mars 2026, le Parlement sénégalais a voté un projet de loi qui durcit la répression de l’homosexualité et criminalise toute tentative de promotion de l’homosexualité. Selon le texte, les peines passent désormais de 5 à 10 ans de prison, contre 1 à 5 ans auparavant, pour des actes jugés « contre nature ». La loi prévoit également des poursuites contre toute personne accusée de promouvoir, financer ou soutenir publiquement l’homosexualité. Elle augmente par ailleurs l’amende, qui peut désormais atteindre 10 millions de FCFA. Le texte a été approuvé par 135 voix pour, aucune contre et 3 abstentions.

La précédente loi sénégalaise, qui pénalisait l’homosexualité, avait été adoptée en 1966. Soixante ans plus tard, les sanctions prévues ont été jugées insuffisantes et trop légères par le Premier ministre Ousmane Sonko. C’est lui qui, lors d’une séance de questions à l’Assemblée nationale le 24 février 2026, a présenté le projet de loi qui a été adopté par la suite. Une initiative saluée par les députés qui voient en cette nouvelle mesure l’occasion de recadrer les comportements, d’assainir les mœurs et de promouvoir la singularité de la culture sénégalaise.
les actes sexuels entre personnes de même sexe. Le Sénégal rejoint ainsi des pays comme le Kenya, la Sierra Leone ou la Tanzanie, où les peines peuvent atteindre 10 ans de prison ou plus. Dans certains pays, comme la Somalie, l’Ouganda ou la Mauritanie, l’homosexualité peut même être passible de la peine de mort. Des rassemblements en faveur de cette nouvelle mesure légale ont été organisés ces dernières semaines.

Tags:

No responses yet

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Partie de modèle non trouvée
Politique

Derniers articles