CAF : Patrice Motsepe face à une fronde au sein de son exécutif

Réuni en Tanzanie ce vendredi, le Comex de la CAF a validé des chantiers majeurs, dont la création d’une Ligue des nations africaine. Mais derrière les annonces officielles, le climat est électrique. Fragilisée par l’échec de l’arbitrage lors de la CAN 2025 et les débats sur l’âge limite de son Secrétaire général, la Confédération est aujourd’hui une institution divisée, où la quête de sérénité semble plus incertaine que jamais.

La réunion du Comité exécutif de la Confédération Africaine de Football (CAF), tenue  vendredi 13 février 2026 en Tanzanie, a pris des allures de règlement de comptes en coulisses. Si le président Patrice Motsepe a tenté de maintenir le cap en officialisant le maintien de la CAN 2027 en Afrique de l’Est et l’instauration d’une Ligue des nations africaine destinée à combler le nouveau passage de la CAN à quatre ans, l’ambiance était loin d’être à la fête. Entre l’absence physique de plusieurs membres influents, ayant préféré la visio-conférence, et les critiques acerbes formulées en présentiel, le dirigeant sud-africain a dû composer avec une fronde interne qui fragilise son autorité et l’unité de son administration.

Les critiques les plus acerbes, sur le dossier de l’arbitrage. Plusieurs membres du Comex réclamant ouvertement la dissolution de la commission dédiée et l’éviction de son président, le Congolais Olivier Safari Kabene. Cette offensive fait suite aux nombreuses polémiques ayant émaillé la CAN 2025 au Maroc, un tournoi que Patrice Motsepe lui-même a qualifié de « déception » sur le plan de l’arbitrage, contrastant avec l’excellence notée lors de l’édition précédente en Côte d’Ivoire. 
Parallèlement, le cas de Veron Mosengo-Omba, secrétaire général de l’instance, a exacerbé les tensions. Des membres exigent son départ, arguant qu’il a atteint la limite d’âge de 63 ans et épuisé ses possibilités de prorogation de mandat, plaçant ainsi l’institution face à un défi de respect de ses propres textes. La résolution de ces conflits internes sera décisive pour l’avenir de la CAF. Soit l’instance parvient à restaurer une sérénité institutionnelle pour ses prochaines échéances, notamment la CAN feminine, soit elle s’enfonce dans une instabilité structurelle durable.

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