L’intelligence artificielle s’impose comme un nouvel allié de la biodiversité végétale en Afrique, portée par l’essor des sciences citoyennes. Grâce à l’application Pl@ntNet, tout utilisateur muni d’un smartphone peut désormais identifier une plante à partir d’une simple photo et contribuer à une vaste base de données mondiale. L’objectif est clair : combler les lacunes persistantes dans la documentation de la flore africaine, encore largement sous-représentée dans les inventaires internationaux. Développée il y a près de dix ans par des chercheurs de plusieurs instituts français, l’initiative fait aujourd’hui l’objet de formations et de déploiements progressifs sur le continent.
Au-delà de son usage grand public, Pl@ntNet s’est imposée comme un outil scientifique de premier plan. En agrégeant des dizaines de millions d’observations, l’application alimente une base de connaissances inédite, exploitée par les chercheurs pour affiner des travaux en écologie, en climatologie ou encore en gestion des ressources naturelles. Cette synergie entre intelligence artificielle et participation citoyenne ouvre de nouvelles perspectives pour la recherche scientifique en Afrique.
Le potentiel de l’outil est d’autant plus stratégique que l’Afrique constitue un pilier écologique mondial, avec environ 624 millions d’hectares de forêts, soit près de 16 % du total planétaire selon la FAO. Référençant déjà plus de 70 000 espèces à l’échelle mondiale, Pl@ntNet offre une solution concrète pour préserver ce patrimoine végétal, en transformant chaque smartphone en instrument de surveillance environnementale et de gestion durable, notamment face aux défis de la déforestation.





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