Le Cameroun s’est illustré au concours d’agrégation du CAMES 2025, décrochant 22 admis sur 86 candidats, soit 25,58 % des nouveaux maîtres de conférences agrégés issus de cette session, qui a réuni 113 candidats de 11 pays francophones et mobilisé un jury de 37 universitaires. Organisé du 10 au 21 novembre à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, le concours place le Cameroun en tête des pays les plus performants, avec notamment 8 admis sur 35 en Sciences économiques, 4 admis sur 12 en Droit privé, dont la première place obtenue par Marie Duvale Kodjo Gnintedem, ainsi que 5 admis sur 14 en Droit public, 4 sur 17 en Sciences de gestion et 1 sur 4 en Sciences politiques, où Georges Macaire Eyenga termine major. Pour rappel, le concours d’agrégation du Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES) se tient tous les deux ans et réunit 19 pays membres, confirmant encore la forte présence académique du Cameroun dans l’espace francophone.
La deuxième Conférence semestrielle des gouverneurs du Cameroun s’est ouverte à l’Hôtel de ville de Yaoundé, sous la présidence du ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, avec pour objectif d’évaluer la situation sécuritaire et sociale des dix régions du pays. Placée sous le thème « Autorités administratives et maintien de l’ordre en période postélectorale », la rencontre intervient dans un contexte marqué par les troubles et revendications ayant suivi l’élection présidentielle du 12 octobre 2025. Elle fait suite à la tournée du ministre dans les zones les plus touchées par les violences postélectorales et vise à maintenir les gouverneurs en état d’alerte à l’approche des élections régionales et des fêtes de fin d’année. Dans la continuité du premier conclave, consacré au maintien de l’ordre en période préélectorale, cette session entend ainsi « boucler la boucle » en consolidant les dispositifs de sécurité pour préserver la stabilité nationale.
Le Sénat camerounais a adopté six projets de loi lors d’une séance plénière présidée par Aboubakary Abdoulaye, premier vice-président de la Chambre haute. Les échanges se sont d’abord concentrés sur le projet de loi de règlement 2024, marqué par les interrogations des sénateurs vis-à-vis de l’avis défavorable émis par la Chambre des comptes, avant l’adoption de l’Ordonnance présidentielle modifiant le budget 2025, signée le 12 juillet. Le ministre Alamine Ousmane Mey a ensuite obtenu la ratification de l’ordonnance fixant les incitations à l’investissement. En matière de coopération, les parlementaires ont validé le projet de loi exemptant de visas les détenteurs de passeports diplomatiques et de service entre le Cameroun et l’Algérie, ainsi que la ratification de l’accord bilatéral de transport aérien avec le Qatar. Enfin, le Sénat a approuvé le projet de loi régissant la production biologique, défendu par le ministre Gabriel Mairobe, bouclant ainsi une session dense aux enjeux économiques, budgétaires et diplomatiques.
Une délégation de six personnalités, conduite par le général Pierre Semengue, a été reçue ce 25 novembre 2025 par le Premier ministre Joseph Dion Ngute, pour exprimer son désaccord avec l’exécutif sortant de la FECAFOOT et tenter de faire suspendre l’Assemblée générale élective prévue samedi prochain au Centre technique de la CAF à Mbankomo. Ce nouvel épisode s’inscrit dans un conflit vieux de plusieurs années : depuis la suspension de la Ligue de Football Professionnel le 22 août 2019, les tensions persistent entre la fédération et plusieurs acteurs du football, parmi lesquels Faustin Domkeu, Balla Ongolo, Akoué Epié Domingo, Pierre Kwemo et Eteki, tous anciens dirigeants ou présidents de clubs sanctionnés. Malgré la demande de sursis émise par le ministre des Sports, Narcisse Mouelle Kombi, la FECAFOOT ne semble pas disposée à reporter le scrutin. Avec cette nouvelle démarche, le collectif espère obtenir une intervention gouvernementale pour empêcher des élections qu’il juge « calibrées » pour maintenir Samuel Eto’o à la tête de l’instance.





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