Journal du 24/11/2025

Afrique :

la dette publique et au climat étaient au coeur des travaux du Sommet du G20
Les 22 et 23 novembre 2025, Johannesburg a accueilli le premier sommet du G20 organisé en Afrique, où les dirigeants ont abordé les principaux défis mondiaux, mettant l’accent sur la solidarité, l’égalité et la durabilité comme piliers d’une croissance inclusive. La participation de l’Union africaine a renforcé l’influence du continent sur les décisions économiques internationales, notamment concernant la dette, le financement et les investissements étrangers. Avec un ratio de dette publique/PIB en Afrique de 67,5 % en 2024, et une projection à 64,3 % en 2025, la nécessité de solutions concertées est urgente. Le sommet a également mis en lumière l’adaptation climatique, la transition énergétique et le financement du développement durable. Réunissant 19 pays, l’Union européenne et l’Union africaine, le G20 représente près de 85 % du PIB mondial, plus de 75 % du commerce mondial et environ deux tiers de la population mondiale.

Sommet UA-UE :

L’Afrique et l’Europe se réunissent pour promouvoir l’intégration économique et la paix

Du 24 au 25 novembre 2025, les dirigeants africains et européens se retrouvent à Luanda, en Angola, pour le sommet UA-UE, sous le thème « Promouvoir la paix et la prospérité grâce à un multilatéralisme efficace ». Cet événement marque les 25 ans du partenariat UE-UA, lancé en 2000 au Caire, et célèbre les 50 ans d’indépendance de l’Angola et d’autres pays africains. Coprésidé par le président angolais João Lourenço et le président du Conseil européen António Costa, le sommet vise à renforcer les relations commerciales, discuter des migrations et des ressources minières stratégiques. Il sera également l’occasion de nouvelles discussions entre Européens sur le plan américain pour l’Ukraine. S’inscrivant dans l’Agenda 2063 de l’Union africaine et les objectifs de développement durable de l’ONU, le sommet de Luanda cherche à stimuler l’intégration économique africaine et à renforcer les échanges entre l’Afrique et l’Europe, un continent comptant plus de 1,4 milliard d’habitants et une Europe désireuse de diversifier ses partenariats.

Nigeria :

fermeture des écoles après un nouvel enlèvement de masse dans l’État du Niger
Le 21 novembre 2025, l’école catholique Saint Mary, située dans l’État du Niger au Nigeria, a été attaquée par des hommes armés, qui ont enlevé 303 élèves et 12 enseignants. Âgés de 8 à 18 ans, les captifs représentent près de la moitié des 629 élèves de l’établissement. L’évêque Bulus Dauwa Yohanna, président de la Christia n Association of Nigeria (CAN), a annoncé que cinquante élèves ont réussi à s’échapper entre vendredi et samedi, et ont été rendus à leurs familles. Cette prise d’otages s’inscrit dans un contexte de violences croissantes contre les écoles dans le pays. En réaction, le gouverneur de l’État du Niger, Mohammed Umar Bago, a ordonné la fermeture de toutes les écoles de l’État pour prévenir d’autres kidnappings. Il a également appelé à une mobilisation des forces de sécurité, des ONG et des responsables religieux pour retrouver les enfants. Cet enlèvement survient après celui du 17 novembre, de 25 jeunes filles à l’école de Maga, dans l’État de Kebbi.

RDC : Une attaque de la milice Mobondo sur Nkana fait une vingtaine de victimes


La violence continue de s’intensifier dans la province du Maï-Ndombe, en République démocratique du Congo. Dans la nuit du 22 au 23 novembre, la milice Mobondo a attaqué le village de Nkana, dans le territoire de Kwamouth, près de Kinshasa, faisant au moins 20 victimes, dont 13 civils. L’attaque, menée par des assaillants lourdement armés, a également provoqué l’incendie de plusieurs habitations. Ce groupe, né du conflit entre Teke et Yaka en 2022, poursuit sa campagne de terreur, forçant des centaines de personnes à fuir vers Kinshasa ou le Congo-Brazzaville. L’armée congolaise a lancé une opération de recherche et annonce avoir neutralisé cinq miliciens. La situation reste tendue, certains villages étant désormais sous le contrôle des assaillants. Cette attaque intervient deux semaines après un autre incident similaire, à proximité de Kinshasa, ayant forcé la fermeture du parc animalier de la Vallée de la N’Sele.

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