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IDENTITE ET VISION

Qui sommes-nous ?

Il existe des moments où un peuple doit faire le choix de se regarder en face. Non pas pour se complaire dans ce qu’il est, mais pour mesurer l’écart entre ce qu’il a été, ce qu’on lui a fait être, et ce qu’il peut encore devenir. Wafrica TV est née de ce moment-là. Nous sommes un projet du groupe With Africa, et notre ambition est de créer un espace médiatique inédit : une télévision qui ne soit ni un divertissement superficiel, ni une tribune politique, ni une vitrine de vanités, mais un véritable outil d’éveil scientifique, culturel et citoyen pour nos peuples.

Nous partons d’un constat que beaucoup partagent mais que peu osent formuler avec la clarté nécessaire : les sociétés africaines, et singulièrement le Cameroun, sont traversées par des tensions profondes entre des traditions souvent figées dans leur interprétation et une modernité qui nous est largement imposée de l’extérieur. Entre ces deux pôles, nos intelligences s’épuisent. Nos étudiants, nos chercheurs, nos jeunes diplômés disposent souvent d’un savoir académique de qualité, mais ce savoir peine à entrer en résonance avec les réalités concrètes de leur environnement. Il reste comme suspendu, sans prise sur le monde qu’ils habitent. Par ailleurs, nos patrimoines culturels, nos langues, nos histoires orales, nos systèmes de pensée ancestraux se désagrègent faute de transmission, faute de mise en forme, faute de reconnaissance.

Wafrica TV se donne pour mission de faire dialoguer ces deux univers — le savoir académique et la mémoire vivante — dans un espace où la rigueur scientifique ne cède rien à la profondeur culturelle, et où l’enracinement dans nos réalités n’interdit pas l’ouverture la plus large au monde.

PREMIÈRE PARTIE : NOTRE ENRACINEMENT — REPARTIR DE CE QUE NOUS SOMMES

  1. La culture comme création, non comme nature

L’une des premières illusions que nous devons dissiper est celle de la culture comme réalité définitive, intouchable, presque naturelle. Dans nos sociétés, on parle souvent de « culture » comme d’un héritage reçu une fois pour toutes, qu’il s’agirait de conserver tel quel, à la manière d’un musée. Cette conception est non seulement erronée, mais dangereuse. Elle nous empêche de comprendre que la culture est, par essence, une création humaine. Si la nature est donnée — et certains diront qu’elle est l’œuvre de Dieu — la culture est l’œuvre de l’homme. Elle est cette manière particulière que nous avons de donner du goût et du sens à notre existence. Elle est notre méthode pour voir le monde, pour l’interpréter, pour le transformer.

Or, une culture qui ne se transforme pas est une culture qui meurt. Une culture qui ne nous permet pas de participer activement à la création du monde est une mauvaise culture, quelle que soit sa beauté esthétique ou sa richesse rituelle. Wafrica TV se donne pour mission de réhabiliter cette conception dynamique de la culture. Nous ne voulons pas conserver des danses traditionnelles comme des objets de musée ; nous voulons comprendre ce qu’elles disent de notre rapport au monde et comment elles peuvent être réactivées, réinterprétées, intégrées dans des créations contemporaines. Nous ne voulons pas célébrer nos traditions comme des reliques ; nous voulons les interroger, les éprouver, et en extraire les principes qui peuvent encore nourrir notre avenir.

  1. La mémoire comme dette et comme urgence

Notre enracinement, c’est aussi une mémoire. Nous avons encore avec nous des parents, des grands-parents, des aînés qui sont les derniers dépositaires d’histoires, de récits, de savoirs qui ne figurent dans aucun ouvrage. La tradition orale, qui a longtemps été notre mode principal de transmission, est aujourd’hui menacée par l’accélération du temps, par l’exode rural, par la dispersion des familles, par l’attraction des cultures médiatiques globalisées. Ce que nos aînés savent — et qui ne demande qu’à être recueilli — risque de disparaître avec eux dans un silence définitif.

Wafrica TV considère qu’il y a là une urgence et une dette. Une dette envers les générations qui nous ont précédés, dont la parole mérite d’être entendue et conservée. Une dette envers les générations à venir, qui ont le droit de trouver dans des archives accessibles cette part d’eux-mêmes que l’école ne leur enseigne pas. C’est pourquoi nous faisons de la recherche de terrain, de l’enregistrement des récits, de la documentation audiovisuelle des rites et des savoir-faire une priorité absolue. Nous voulons constituer des fonds, des archives, des supports écrits et numériques qui permettront à ceux qui viendront après nous de travailler sur des matériaux authentiques, et non sur des reconstructions approximatives ou des récits déformés par des regards étrangers.

  1. La spiritualité comme matrice de sens

Notre enracinement ne saurait faire l’économie de la dimension spirituelle. L’Afrique est un continent de croyances, de rituels, de rapports au sacré qui structurent en profondeur les existences individuelles et collectives. Trop souvent, ces dimensions sont soit méprisées comme superstitions, soit folklorisées comme exotismes. Pourtant, la spiritualité est ce par quoi nous donnons sens au réel. Elle est le fondement de nos convictions les plus intimes, la source de nos motivations les plus profondes. Nul projet scientifique, nulle ambition de développement ne peut faire l’économie de cette question : en quoi nos croyances nous permettent-elles — ou nous empêchent-elles — d’agir sur le monde ?

Wafrica TV aborde la spiritualité non comme un domaine réservé aux religieux ou aux traditionalistes, mais comme une dimension essentielle de toute culture vivante. Il s’agit de comprendre comment nos manières de croire influencent nos manières de savoir, et inversement. Il s’agit d’établir un dialogue entre la foi et la raison, non pour les opposer, mais pour les articuler de manière féconde. Car c’est à partir de nos croyances que nous projetons le monde, et c’est à partir de notre compréhension du monde que nous ajustons nos croyances. Ce mouvement de va-et-vient est au cœur de toute dynamique culturelle authentique.

DEUXIÈME PARTIE : NOTRE QUESTIONNEMENT — OSER METTRE NOS ÉVIDENCES À L’ÉPREUVE

  1. Les sciences contre les idées magiques

Notre premier chapitre est consacré aux sciences, aux arts et aux cultures. Il s’agit du point majeur de notre projet. Nous voulons faciliter autant que possible l’accès à l’information scientifique pour tous nos concitoyens, et particulièrement pour les étudiants et les chercheurs. Pourquoi ? Parce que la science est le meilleur antidote contre les idées magiques, contre les superstitions, contre toutes ces croyances non interrogées qui nous empêchent d’avoir une rigueur d’analyse et d’interprétation des phénomènes.

Nous ne faisons pas ici un procès des croyances en général. Nous constatons simplement que, dans nos sociétés, la frontière entre le rationnel et l’irrationnel est souvent floue, et que cette confusion a des conséquences concrètes : elle freine l’innovation, elle entretient des peurs infondées, elle nous rend vulnérables aux manipulations de toutes sortes. Wafrica TV veut contribuer à rétablir une clarté : il y a des phénomènes qui relèvent de la science, qui peuvent être expliqués, mesurés, reproduits ; et il y a des phénomènes qui relèvent d’autres registres — la foi, l’intime, le symbolique — et qui méritent le respect, à condition qu’on ne les confonde pas avec des vérités scientifiques.

Notre choix est donc de faire la science sans politique, avec toute la rigueur qu’imposent les démarches scientifiques. Cela signifie que nous sélectionnons nos intervenants en fonction de leur compétence et non de leur appartenance. Cela signifie que nous exigeons des démonstrations, des preuves, des références. Cela signifie que nous refusons de transformer le débat scientifique en affrontement partisan. La science est universelle ou elle n’est pas. Elle est exigeante ou elle n’est pas. Wafrica TV s’engage à respecter cette exigence, quitte à déplaire à ceux qui voudraient instrumentaliser le savoir à des fins politiques ou idéologiques.

  1. L’histoire contre les récits imposés

Notre troisième chapitre est consacré à l’histoire et aux civilisations. Nous savons que ce que nous sommes s’appuie sur ce que nous avons appris. Notre manière de dire le monde, de nous situer dans l’espace et dans le temps, est relative à tout ce qui a constitué notre éducation, notre culture, notre mémoire collective. Une histoire faussée a donc des implications considérables sur notre jugement, sur nos choix, sur notre capacité à nous projeter.

Or, dans un contexte comme le nôtre, où la tradition orale a longtemps prévalu, où l’écriture est venue tardivement et souvent par des voies coloniales, nos histoires nous échappent en partie. Ce que nous savons de nos civilisations antérieures, de nos résistances, de nos créations, nous parvient souvent à travers des filtres qui ne sont pas les nôtres. Les archives sont parfois ailleurs, dans des pays qui furent les puissances coloniales. Les récits dominants ont été écrits par d’autres, pour d’autres, avec d’autres intentions.

Wafrica TV veut contribuer à la reconquête de notre histoire. Cela passe par un travail minutieux de recherche, de recoupement, de mise en archives. Cela passe par l’enregistrement des mémoires vivantes, par la confrontation des sources orales et écrites, par la publication de travaux qui permettront aux générations futures de disposer de matériaux fiables. Nous ne prétendons pas écrire une histoire définitive et unique — toute histoire est une construction — mais nous voulons au moins que cette construction soit faite par nous, avec nos méthodes, à partir de nos questions et de nos besoins.

  1. Tradition et modernité : un conflit à dépasser

Notre quatrième chapitre aborde le couple tradition et anthropologie. Il s’agit peut-être du sujet le plus sensible, car il touche à notre identité la plus intime. Depuis le XVIIIe siècle et le siècle des Lumières, la modernité s’est définie par l’accession à la raison comme moyen d’interprétation du monde. Cette modernité, nous l’avons reçue, subie, parfois intériorisée, mais rarement construite par nous-mêmes. Nous sommes aujourd’hui dans la modernité des autres : nous utilisons leurs méthodes, leurs concepts, leurs outils pour regarder et interpréter nos propres traditions. Et trop souvent, ce regard extérieur nous conduit à regarder nos traditions de haut, comme des survivances du passé dont il faudrait s’affranchir.

Wafrica TV veut inverser cette perspective. Il ne s’agit pas de rejeter la modernité — ce serait absurde et impossible — mais de la reconquérir. Il s’agit de faire en sorte que nos traditions, interrogées, remises en question, réinterprétées, nous conduisent vers une modernité qui soit vraiment la nôtre. Une modernité qui ne soit pas une copie de ce qui se fait ailleurs, mais une expression originale de notre manière d’être au monde. Cela suppose un travail considérable de traduction, de conceptualisation, de mise en relation. Cela suppose que nous prenions au sérieux nos langues traditionnelles, nos rites, nos structures sociales, nos modes de pensée, et que nous les fassions dialoguer avec les apports les plus exigeants de la science contemporaine.

C’est aussi dans ce chapitre que nous situons l’enseignement des langues traditionnelles. Trop de nos langues sont en voie de disparition, faute de transmission aux jeunes générations. Pourtant, chaque langue est une vision du monde, une manière de découper le réel, un trésor de concepts et de nuances. Laisser disparaître une langue, c’est appauvrir irrémédiablement la capacité de pensée de l’humanité.Wafrica TV veut contribuer à la sauvegarde et à la valorisation de nos patrimoines linguistiques, par des émissions didactiques, par des documentaires, par des supports écrits et audiovisuels.

  1. L’idéologie : l’âme d’un peuple à reconstruire

Notre cinquième chapitre est consacré aux questions idéologiques. Nous utilisons ce terme dans son sens noble : l’idéologie comme l’âme d’un peuple, comme ce par quoi les individus, dans leur unicité, s’allient à d’autres à travers des projets qui les inscrivent dans l’histoire. Nous constatons, avec regret, que nous manquons cruellement de cette âme commune. Nous avons des partis politiques, des associations, des mouvements divers, mais nous n’avons pas vraiment d’idéologie partagée, de grand récit fédérateur, de projet collectif qui donne sens à notre existence commune.

Ce manque n’est pas anodin. Tous les peuples qui ont réussi à dépasser leurs limites — qu’il s’agisse des révolutions européennes, des indépendances africaines, des transitions asiatiques — y sont parvenus parce qu’ils avaient un moyen de ralliement, une âme commune, un projet mobilisateur.Wafrica TV veut contribuer à la construction de cette âme. Non pas en créant un parti politique — ce n’est pas notre rôle — mais en explorant, dans notre histoire commune, dans nos traditions, dans nos conceptions du monde, les faits, les valeurs, les symboles à partir desquels nous pourrions créer une unité.

Nous voulons aussi montrer, à travers l’étude des grandes idéologies qui ont construit et forgé l’histoire du monde, comment un peuple peut se créer une âme. Il ne s’agit pas de copier des modèles étrangers, mais de comprendre les mécanismes par lesquels des communautés humaines se sont rassemblées autour de grands projets, et d’en tirer des leçons pour notre propre situation. Ce type de programme a l’avantage de susciter l’émergence de leaders, car ce sont les individus qui font l’histoire à travers les peuples auxquels ils appartiennent.

TROISIÈME PARTIE : NOTRE PROJECTION — DE L’INTELLIGENCE INDIVIDUELLE À LA PUISSANCE COLLECTIVE

  1. L’innovation comme rencontre des génies

Notre sixième chapitre est dédié aux innovations et à la projection. Nous savons que le Cameroun, comme beaucoup de pays africains, regorge de talents, d’intelligences, de projets innovants. Mais trop souvent, ces initiatives restent isolées, faute de points de rencontre, faute d’espaces où les porteurs de projets peuvent se rencontrer, échanger, mutualiser leurs forces. Or, la science contemporaine est par essence ouverture et collaboration. Elle se fait en laboratoire, en équipe, en réseau. Les grandes avancées ne sont plus le fait de génies solitaires, mais de collectifs de chercheurs qui travaillent ensemble, partagent leurs résultats, confrontent leurs approches.

Wafrica TV veut créer ces espaces de rencontre. À travers des émissions dédiées, nous voulons mettre en lumière les innovations qui émergent dans nos laboratoires, nos universités, nos entreprises, nos ateliers. Nous voulons permettre aux chercheurs, aux inventeurs, aux créateurs de se rencontrer, de présenter leurs travaux, de trouver des partenaires, des financeurs, des débouchés. Nous voulons stimuler l’esprit scientifique chez nos élèves, nos étudiants, nos jeunes chercheurs, en leur montrant que l’innovation est possible ici, maintenant, et qu’elle peut contribuer à résoudre les problèmes concrets que nous rencontrons.

Une dimension internationale de ces innovations et projections permettra aux jeunes chercheurs de savoir ce qui se fait ailleurs, d’envisager comment ils peuvent se l’approprier, ou comment ils peuvent faire autrement, de manière originale. Nous voulons créer des ponts entre nos laboratoires et ceux du reste du monde, non dans une logique de dépendance, mais dans une logique de partenariat égalitaire. Nous voulons que nos chercheurs soient non seulement des consommateurs de connaissances produites ailleurs, mais des producteurs de connaissances reconnues et utilisées partout.

  1. Le journal comme école de pensée critique

Un des dispositifs centraux deWafrica TV est notre journal quotidien. Chaque soir, nous offrons à nos téléspectateurs une explication conceptuelle de la thématique majeure de l’actualité. Notre présentateur s’arrange pour qu’il n’y ait pas de discussion politique au sens partisan du terme. Il ne s’agit pas de commenter l’actualité à chaud, de donner son opinion, de prendre position dans les débats du jour. Il s’agit de faire un travail d’enseignement : un spécialiste, un universitaire, un chercheur, vient avec son projecteur, ses illustrations, ses démonstrations scientifiques, et donne aux téléspectateurs les clés d’interprétation nécessaires pour comprendre la question qui agite la société.

Ensuite, trois invités échangent sur cette question, toujours dans une perspective de clarification conceptuelle et non de polémique. L’objectif est simple : donner aux auditeurs — et particulièrement aux étudiants et chercheurs — des pistes de réflexion solides, des outils intellectuels, des méthodes d’analyse qui pourront faciliter leurs travaux. Nous espérons que ce journal, intégré dans la séquence vespérale « Dynamique panafricaine », deviendra un rendez-vous incontournable pour tous ceux qui veulent comprendre le monde au lieu de le subir.

  1. Du livre au livre : la parole comme promesse d’écriture

Wafrica TV fait un pari original : celui de partir du livre pour arriver au livre. Cela signifie que tout ce qui est dit, débattu, montré sur notre antenne est pensé comme une matière à publication. Nous ne concevons pas la parole audiovisuelle comme un simple flux éphémère, mais comme une étape vers une œuvre durable. Les entretiens, les conférences, les débats, les documentaires que nous produisons sont conçus pour pouvoir être retravaillés, approfondis, et finalement aboutir à des ouvrages publiés.

Ce choix est délibéré. Il exprime notre conviction que la véritable transmission exige l’écrit. L’oralité est précieuse, vivante, immédiate, mais elle est aussi fragile. Elle dépend de la mémoire des hommes, de leur présence physique, des circonstances de l’énonciation. L’écrit, lui, traverse le temps. Il peut être consulté, discuté, critiqué, enrichi par des générations successives.Wafrica TV veut contribuer à la constitution d’une bibliothèque, d’un corpus d’ouvrages qui feront autorité dans leurs domaines respectifs et qui constitueront des références pour les chercheurs à venir.

C’est pourquoi nous encourageons nos intervenants à publier, nous les soutenons dans leurs travaux d’écriture, nous leur offrons des espaces de diffusion pour leurs ouvrages. Nous voulons que notre chaîne soit non seulement un média, mais aussi une maison d’édition au sens large, un lieu où la parole se fait livre et où le livre nourrit la parole.

  1. Citoyenneté et cosmo-citoyenneté : l’ancrage dans l’universel

Notre septième et dernier chapitre est consacré à la citoyenneté et à la cosmo-citoyenneté. Nous vivons une époque paradoxale. D’un côté, le monde se globalise, les frontières s’effacent, les individus se réclament de plus en plus d’être des citoyens du monde, des « cosmo-citoyens ». De l’autre côté, nous avons encore du mal à nous envisager dans une relation simplement fraternelle ou amicale avec des tiers qui partagent pourtant notre environnement immédiat. Nous nous identifions souvent à notre milieu naturel ou ethnique de provenance, alors que la République nous appelle à porter ces identités dans l’espace public partagé, sans les renier mais sans les absolutiser.

Wafrica TV veut contribuer à la construction d’une citoyenneté républicaine qui ne soit pas un renoncement à nos cultures, mais au contraire une manière de les rendre fécondes pour la construction de la Nation. Cela suppose que nous comprenions et connaissions nos traditions culturelles, pour pouvoir les mobiliser de manière éclairée dans le débat public. Cela suppose aussi que nous comprenions les exigences de l’esprit républicain — l’égalité des citoyens, la séparation du public et du privé, la laïcité, le respect des règles communes — et que nous les intégrions comme des acquis précieux.

Ce chapitre consiste en des exposés sur des thématiques majeures de l’existence particulière et collective. Il permet aux chercheurs d’avoir les outils nécessaires pour la compréhension et la manipulation des concepts choisis, avec des définitions propres et contextualisées. Nous remarquons, en effet, que nous vivons dans un contexte international où l’universel — c’est-à-dire souvent le particulier de quelques-uns — s’est imposé à tous. Or, on ne peut pas être un bon citoyen du monde si l’on n’est pas d’abord un bon citoyen de son pays. Tout comme la définition que nous adoptons dans le cadre d’une recherche ne peut être vraie que si nous prenons en compte le cadre réel de son expression.

CONCLUSION : WAFRICA TV, UNE AVENTURE INTELLECTUELLE COLLECTIVE

Wafrica TV n’est pas une chaîne comme les autres. Nous ne sommes pas un divertissement, nous ne sommes pas une tribune politique, nous ne sommes pas une vitrine publicitaire. Nous sommes un projet intellectuel, culturel et citoyen. Nous sommes un espace où la science rencontre la tradition, où la raison dialogue avec la spiritualité, où l’individu trouve sa place dans un collectif qui le dépasse sans l’écraser.

Nous sommes nés d’un constat d’urgence : nos sociétés ont besoin d’un éveil scientifique, d’une rigueur de pensée, d’une capacité à interroger nos évidences. Elles ont besoin de se réapproprier leurs histoires, leurs langues, leurs cultures, non comme des musées mais comme des ressources vivantes pour l’action. Elles ont besoin de créer des espaces où les intelligences se rencontrent, où les projets se fédèrent, où l’innovation peut émerger et se diffuser.

Nous nous engageons à être rigoureux dans le choix de nos intervenants, exigeants dans nos méthodes, ouverts dans nos débats. Nous nous engageons à faire de la science sans politique, non par naïveté, mais par conviction que la vérité ne se décrète pas, qu’elle se cherche et se partage. Nous nous engageons à partir du livre pour arriver au livre, parce que nous croyons à la puissance durable de l’écrit.

Wafrica TV est une invitation. Une invitation à tous ceux qui refusent de subir leur époque. Une invitation à tous ceux qui veulent comprendre pour agir. Une invitation à tous ceux qui portent en eux une intelligence en quête de rencontre, une créativité en quête de reconnaissance, une volonté en quête de sens.

Nous sommes la chaîne du groupe With Africa. Nous sommes une voix, un espace, une communauté en construction. Nous sommes, surtout, une promesse : celle de contribuer, à notre mesure, à l’éveil scientifique et citoyen de nos peuples.

Bienvenue sur Wafrica TV. Ici, nous prenons racine pour mieux questionner. Nous questionnons pour mieux projeter. Nous projetons pour enfin construire ensemble l’avenir que nous méritons.


Public Cible

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Diaspora et monde : interactions entre l’Afrique et les autres régions. Principes de Traitement Vérification systématique des sources et données. Équilibre des points de vue dans les sujets sensibles. Mise en avant des réussites africaines et des solutions concrètes. Promotion de l’inclusion et de l’égalité des genres. Utilisation d’images et témoignages avec respect et éthique. Nos chiffres clés Nous sommes fiers de notre impact et de notre influence en tant que média de diffusion de l’information.