Cameroun: Les taxis soumis à une identification numérique obligatoire

Face aux défis de la mobilité urbaine, Yaoundé adopte une solution numérique pour identifier et suivre les taxis opérant dans la capitale. Le dispositif s’inscrit dans une logique de modernisation et de régulation du secteur. Le maire de la ville Luc Messi Atangana a signé, le jeudi 25 juin, un arrêté instituant l’enregistrement numérique obligatoire des propriétaires et conducteurs de taxis opérant dans la capitale camerounaise.

Lundi 12 octobre 2026, les rues de Yaoundé affichent une inhabituelle quiétude, tandis que les taxis affluent au siège de la Communauté urbaine pour se faire identifier. Le dispositif d’identification numérique impose à chaque conducteur un QR code personnel et à chaque véhicule un numéro de portière unique, conditions requises pour circuler dans la capitale. Instituée le 25 juin par le maire de la ville, Luc Messi Atangana, cette réforme s’appuie sur la plateforme Taxi-Yaoundé.com, développée avec l’appui technique de la GIZ. Selon les données officielles, plus de 20 000 taxis sont déjà enregistrés. 

 

À Yaoundé, métropole de plus de 4 millions d’habitants où le taxi reste un moyen de transport majeur, les autorités veulent formaliser le secteur pour renforcer la sécurité, améliorer le service et mieux organiser la mobilité urbaine. Les autorités de la ville assurent que les données collectées serviront exclusivement à moderniser et sécuriser le transport. Mais sur l’esplanade de l’hôtel de ville de Yaoundé, l’exaspération monte. Chauffeurs et proches dénoncent la lenteur des formalités et réclament davantage de personnel. Selon les chiffres avancés sur place, deux à trois agents par tente doivent traiter plus de 10 000 demandes.

Combien de taxis sont déjà enregistrés à Yaoundé ? Sollicités sur place, les responsables municipaux n’ont une nouvelle fois pas répondu. Pour s’identifier, les chauffeurs doivent présenter leur pièce d’identité, leurs titres de transport, les documents du véhicule, une attestation d’assurance et un justificatif de visite technique. Tout taxi non enregistré circulant dans la capitale s’expose à la mise en fourrière, conformément à l’arrêté municipal. Selon des policiers déployés sur le terrain, certains conducteurs utiliseraient le QR code d’un autre véhicule pour échapper aux contrôles, au risque de sanctions.

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