Le Cameroun a officiellement lancé le quatrième recensement général de la population et de l’habitat (RGPH-4), une opération d’envergure nationale qui se déroule du 24 avril au 29 mai 2026, avec pour objectif de dénombrer la population, d’analyser ses conditions de vie et de produire des données fiables en vue d’une meilleure planification du développement.
Vingt ans après le dernier recensement réalisé en 2005, le Cameroun a officiellement lancé, le 27 avril 2026, le quatrième recensement général de sa population. Cette vaste opération nationale, prévue jusqu’au 29 mai, mobilise près de 355 000 agents et vise à actualiser de manière exhaustive les données démographiques du pays. Sur le terrain, les équipes déjà déployées ont entamé la phase préliminaire de reconnaissance des zones, une étape jugée essentielle pour garantir l’efficacité et la fiabilité du dénombrement à venir.
Pour la première fois, le recensement général de la population est couplé à celui de l’agriculture et de l’élevage, une innovation qui, selon les autorités, permettra à l’État de disposer en une seule opération d’une vision globale, cohérente et actualisée du pays. L’objectif affiché est de produire des données fiables, indispensables à une meilleure planification des politiques de développement. Dans cette optique, les populations sont invitées à coopérer pleinement, les pouvoirs publics rappelant que se faire recenser constitue un levier essentiel pour favoriser un développement plus équitable et adapté des localités.
Le dernier recensement général de la population et de l’habitat, conduit en 2005, évaluait à 17,4 millions le nombre d’habitants au Cameroun, selon le Bureau central des recensements et des études de population (BUCREP). Deux décennies plus tard, les projections des Nations unies estiment la population à près de 28 millions de personnes, mettant en évidence l’urgence de disposer de données actualisées. Pour mener à bien cette opération d’envergure, l’État a mobilisé un budget d’environ 13 milliards de francs CFA, avec l’appui de partenaires techniques et financiers, dont la Banque mondiale.





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