Les députés et sénateurs ont adopté la loi instaurant le poste de vice-président de la République, destiné à assurer une succession immédiate et stable en cas de vacance à la tête de l’État. Cette réforme marque une avancée importante pour la continuité institutionnelle et la stabilité politique du pays.
Une nouvelle étape institutionnelle vient d’être franchie au parlement camerounais. Les parlementaires ont adopté le 04 Avril 2026 une loi portant création du poste de vice-président de la République, marquant une évolution importante dans l’organisation du pouvoir exécutif. Réunis en séance plénière, les députés et sénateurs ont validé ce texte qui vise à renforcer la stabilité de l’État et à encadrer plus directement la succession au sommet du pouvoir. Jusqu’ici, en cas de vacance, l’intérim était assuré par le président du Sénat.
Avec l’instauration de ce poste, le vice-président devient désormais le successeur immédiat du chef de l’État, une option présentée comme un gage de continuité institutionnelle et de stabilité politique. Mais cette évolution ne fait pas l’unanimité. notamment sur les modalités de désignation et les équilibres institutionnels qu’elle pourrait modifier.
Selon les nouvelles dispositions, le vice-président est nommé par le chef de l’État, qui peut également mettre fin à ses fonctions. Ses attributions relèvent d’une délégation expresse du président de la République et son mandat ne peut excéder celui de ce dernier. La création de ce poste ouvre une nouvelle phase dans l’organisation des pouvoirs exécutifs au Cameroun, en introduisant un mécanisme formalisé de succession au sommet de l’État.





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