À l’approche de la campagne agricole 2026 au Cameroun, la question de l’accès aux intrants reste cruciale pour les agriculteurs camerounais. Entre dépendance aux importations et difficultés d’approvisionnement, des initiatives émergent pour améliorer la productivité et renforcer la sécurité alimentaire
À la veille de la nouvelle saison agricole, les producteurs camerounais font face à un défi de taille : accéder à des intrants agricoles de qualité, en quantité suffisante. En 2023, le pays a importé plus de 228 000 tonnes d’engrais, révélant une forte dépendance vis-à-vis de l’extérieur. Sur le terrain, l’éloignement des circuits de distribution, les coûts élevés et le manque d’information continuent de freiner l’accès à des semences fiables, avec des conséquences directes sur les rendements et la stabilité des productions.
Dans ce contexte, certains acteurs tentent de rapprocher les solutions des exploitants. C’est le cas de CIPRESA, qui mise sur une approche de proximité en proposant des semences certifiées, adaptées aux conditions climatiques locales et plus résistantes aux maladies. L’initiative vise à améliorer la productivité des exploitations tout en sécurisant les revenus des agriculteurs, dans un environnement marqué par les aléas climatiques et économiques.
À Ebeba, cette dynamique illustre les enjeux plus larges de modernisation du secteur agricole. En renforçant les systèmes d’approvisionnement et en facilitant l’accès aux intrants, les acteurs locaux entendent soutenir une agriculture plus performante. Un levier essentiel, non seulement pour la sécurité alimentaire du Cameroun, mais aussi pour répondre aux défis agricoles à l’échelle du continent africain.





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