Entre 2013 et 2026, le Koko Dunda a opéré une métamorphose spectaculaire pour s’imposer comme le nouveau joyau de la mode burkinabé. Longtemps relégué au rang de « pagne du pauvre » sous l’appellation dérisoire de kiètibarala, ce textile artisanal doit sa renaissance à l’audace du styliste Sébastien Bazemo qui a su l’élever au rang de symbole de fierté nationale. Aujourd’hui labellisé et protégé contre la contrefaçon, ce quatrième produit « Made in Burkina » ne se contente plus de conquérir la culture pop : il irrigue désormais une chaîne de valeur économique florissante, transformant un héritage autrefois dénigré en un levier de rayonnement international pour le pays des Hommes intègres
Des marigots de la ville de Bobo-Dioulasso au palais présidentiel, le Koko Dunda est passé du dénigrement et de l’anonymat au statut de pagne tendance et symbole de fierté nationale au Burkina Faso, en devenant en 2021, le quatrième produit labellisé “made in Burkina” après le pagne Faso Danfani, le Saponé et le beurre de karité. Une ascension de popularité qui porte la patte d’un homme, Sébastien Bazemo qui va en faire la promotion en tissant de fil en aiguille le lien entre le koko dunda et la culture pop dès 2013, à travers sa ligne de vêtements. Le pagne est à l’époque connu sous l’appellation “kiètibarala”, “mon mari est au chômage”.
En un peu plus d’une décennie, le pari de la révélation de la beauté et de la qualité de ce pagne a été remporté haut la main par le styliste d’abord, ensuite, par les autorités burkinabés. Le pagne Koko dunda aujourd’hui labellisé a vu sa valeur marchande s’accroître créant une véritable économie autour. Des artisans teinturiers locaux aux entrepreneurs culturels, le pagne anime une chaîne de valeur qui dépasse désormais les limites géographiques de la Région des Hauts-Bassins et du Burkina Faso.
Pour assurer la compétitivité et la pérennité du pagne “In” et “Outdoor”, près de 300 motifs du koko Dunda issus du savoir-faire de ces femmes, hommes et enfants du burkina sont désormais protégés contre toutes contrefaçons. Une belle revanche d’un héritage culturel dénigré jadis qui donne aujourd’hui un éclat supplémentaire au secteur de la mode Burkinabé.





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