Au Cameroun, si le secteur agropastoral attire de plus en plus de jeunes entrepreneurs, l’accès au foncier reste un frein majeur à l’épanouissement des projets. Pour contourner l’exiguïté des espaces, certains misent sur l’ingéniosité technique. C’est le pari de Brice Kenne. Cet entrepreneur a développé des “habitats” pour animaux, des cages ultra-compactes où peuvent cohabiter plusieurs espèces sur à peine un mètre carré. Entre automatisation et gain de productivité, cette solution inspirée de la serriculture révolutionne la gestion des fermes miniatures.
Dans cet immeuble d’un genre particulier, cohabitent lapins, poussins et cailleteaux. À peine 1,60 m de hauteur sur 1 m². Et chaque animal de la dizaine qui y est logé s’y trouve à son aise. Une gestion efficace de l’espace, un des gages de productivité dans le domaine de l’élevage. Au Cameroun le secteur agro-pastorale est très couru par de jeunes entrepreneurs, des solutions de viabilisation de l’espace sous-exploitée faute d’offres. Il y a 2 ans, Brice KENNE a vu dans la production des cages d’habitats pour l’élevage, une niche d’affaires.
Selon le jeune entrepreneur, la technique empruntée à la serriculture présente plusieurs avantages. Elle réduit les coûts de production avec moins de main d’œuvre, une automatisation de la gestion des aliments et de l’eau et surtout la possibilité de gérer plusieurs animaux dans un espace réduit.
En optimisant chaque mètre carré, la solution de Brice Kenne répond directement au défi du foncier tout en s’alignant sur la stratégie nationale visant à augmenter la production de protéines animales de plus de 20 % d’ici 2030. Grâce à une biosécurité renforcée et une réduction drastique des coûts opérationnels, ces habitats technologiques ne se contentent pas de viabiliser l’élevage urbain : ils transforment le secteur en un levier de croissance moderne et accessible. Si le Cameroun ambitionne de consolider son statut de “grenier de l’Afrique Centrale”, c’est précisément par cette alliance entre innovation technique et intensification agropastorale qu’il pourra répondre aux besoins de ses 30 millions de consommateurs.





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