Lundi 12 janvier 2026, l’Agence de la norme et de la qualité du Cameroun, l’ANOR, a annoncé le retrait de certains produits cosmétiques du marché. L’agence met en garde contre l’utilisation d’un intrant non conforme, l’huile de soja, susceptible de provoquer éruptions cutanées et démangeaisons. Quelques mois plus tôt, l’entreprise à l’origine du produit avait déjà publié un message sur sa page Facebook, suscitant des témoignages de clients avec des photos. Cependant ces cas restent individuels et aucun lien médical formel n’a été établi. Pour comprendre ce retrait, nous avons interrogé Leonel Akosso, expert en normes et qualité. Selon lui, le contrôle des produits suit plusieurs étapes, visant à garantir leur sécurité et leur qualité avant et après la commercialisation.
Pour lutter contre la prolifération des produits cosmétiques contrefaits sur le marché, le gouvernement camerounais multiplie les initiatives pour protéger les citoyens : en mars 2023, le ministère de la Santé a publié une liste de 328 produits cosmétiques nocifs pour la santé. Malgré l’existence de contrôles et d’un cadre normatif encadrant le secteur, certaines limites persistent.
« Les normes et la qualité sont essentielles pour la sécurité, la fiabilité et la confiance », souligne Leonel Akosso. Au Cameroun, l’ANOR définit, contrôle et promeut ces standards. Cet épisode rappelle l’importance d’une culture de conformité chez les fabricants et d’une vigilance accrue des consommateurs. Dans un marché cosmétique en pleine expansion en Afrique, l’information et la prudence restent les meilleurs remparts.





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