République centrafricaine : qui sont les sept candidats à l’élection du 28 décembre?

Urne de vote centrafrique

Faustin-Archange Touadéra, le président sortant prône un développement durable et inclusif

Le président sortant de la République Centrafricaine, Faustin-Archange Touadéra, âgé de 68 ans, se lance dans une nouvelle course à la présidence après la révision constitutionnelle de 2023, qui lui permet de briguer un troisième mandat. Ancien mathématicien et Premier ministre de 2008 à 2013 sous François Bozizé, Touadéra se présente comme le stabilisateur du pays, marqué par des années de conflits. Elu en 2016 en pleine guerre civile, il est perçu comme un homme fort de la République, mais ses détracteurs l’accusent de maintenir son pouvoir avec l’aide de la société militaire privée russe Wagner, surnom qu’ils lui attribuent. La dynamique de cette élection pourrait s’avérer décisive pour l’avenir du pays.

Anicet-Georges Dologuélé, le chef de l’opposition

À la surprise générale, Anicet-Georges Dologuélé, leader de l’opposition et ancien Premier ministre de 1999 à 2001, a vu sa candidature validée pour la présidentielle de 2025. Après avoir renoncé à sa nationalité française fin août, condition pour se présenter, Dologuélé avait fait face à une contestation sur sa citoyenneté centrafricaine, remettant en cause sa participation. Arrivé second lors des deux précédentes élections, il ambitionne de restaurer la stabilité politique et de bâtir une économie solide pour la République Centrafricaine.

Henri-Marie Dondra, l’ex-premier ministre propose la réconciliation

Henri-Marie Dondra, 59 ans, ancien Premier ministre et ministre du Budget, est le candidat du parti Union Républicaine (UNIR) pour la présidentielle de 2025. Après avoir quitté son poste de Premier ministre à la suite de désaccords, Dondra a pris le chemin de l’opposition. Ancien directeur général du Fonds africain de garantie et de coopération économique (FAGACE), il a mobilisé des ressources pour plusieurs pays africains, dont la Centrafrique. Dondra se présente avec l’ambition de réconcilier le pays et de lutter contre la pauvreté, enjeux majeurs pour l’avenir du pays.

Serge Djorie, l’ex-ministre et chercheur, propose des réformes économiques

Serge Djorie, président du Collectif d’Alternance pour une Nouvelle Centrafrique (CAPNCA), se relance dans la course présidentielle après une candidature ratée en 2020, où il n’avait récolté que 0,5% des voix. Ancien ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement jusqu’en janvier 2024, Djorie, diplômé en médecine de l’université de Clermont-Ferrand, propose un programme ambitieux en dix axes. Il met l’accent sur des projets d’infrastructure, comme l’électrification et l’industrialisation des secteurs extractifs, ainsi que sur l’amélioration des conditions de vie, notamment par la hausse des salaires, des retraites et la couverture médicale universelle. À 50 ans, il se positionne comme un porteur d’espoir pour un renouvellement de la classe politique et un développement panafricain.

Aristide Briand Reboas, l’ex-ministre propose un programme de développement social

À 46 ans, Artistide Briand Reboas, chef du Parti Chrétien Démocrate (PCD), se lance pour la deuxième fois dans la course à la présidence après un échec en 2021 où il n’avait obtenu que 0,41% des voix. Ancien ministre de la Jeunesse et des Sports sous Faustin-Archange Touadéra jusqu’au remaniement de janvier 2024, il met en avant un programme avec dix engagements, dont la promesse d’apporter l’eau et l’électricité à tous les Centrafricains. Reboas se positionne comme un défenseur des droits des citoyens et de l’amélioration des conditions de vie pour un avenir plus équitable.

Eddy Symphorien Kparekouti, l’ingénieur s’engage contre la pauvreté

À 56 ans, président du Parti d’unité et de reconstruction (PUR) et de la plateforme Union des forces démocratiques de l’opposition (UFDO), cet ingénieur en génie civil se lance pour la première fois dans la course à la présidence. Connu pour son engagement en faveur de la lutte contre la pauvreté, il propose des solutions concrètes comme la mécanisation et la transformation des produits agricoles, ainsi que la lutte contre la vie chère. Bien qu’il ait participé à la rédaction de la Constitution en 2023, certains lui reprochent sa retenue face au bilan de Faustin-Archange Touadéra. Ce candidat souhaite se positionner comme un défenseur du développement économique et social pour un avenir plus équitable en Centrafrique.

Marcellin Yalamende, le candidat indépendant, mise sur l’entrepreneuriat

À 49 ans, Marcellin Yalamende, candidat indépendant, se lance pour la première fois dans la course à la présidence. Pasteur évangéliste et entrepreneur dans le secteur du transport, il se présente comme un outsider sans expérience politique mais avec une vision qu’il décrit comme un mélange d’action publique et de spiritualité. Revendiquant l’héritage de Barthélémy Boganda, père fondateur de la République, il souhaite formaliser l’économie, soutenir l’entrepreneuriat local et renforcer l’armée nationale pour réduire la dépendance sécuritaire. Peu connu du grand public, il se positionne comme un homme de terrain prêt à apporter des changements concrets.






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