Deuxième journée du premier festival panafricain du film sur la jeunesse Mouna Taba

Après le succès de la cérémonie d’ouverture, la deuxième journée du premier festival pan-africain du film Sûr la jeunesse Mouna Taba s’est tenue dans l’espace culturel à Deniba Yaoundé au Cameroun. Le rideau s’est levé avec un colloque inédit autour du thème Écrire sur la jeunesse rassemblant des experts du cinéma pour enfants et adolescents venus du Cameroun et d’autres pays africains en présentiel et en ligne. Plus de deux heures d’échanges animés ont permis à un public composé de jeunes et d’adultes de réfléchir à la manière de créer des histoires qui touchent réellement les enfants et les adolescents.

Le panel portait sur écrire pour l’enfance et je crois que c’est une bonne thématique parce que écrire pour l’enfance est une chose assez précise et il y a une différence entre écrire pour l’enfant et sur l’enfant et je crois que ça c’est une des choses à préciser, c’est qu’écrire sur l’enfance ça peut être un film pas pour les enfants, il peut être pour l’adulte, il peut être interdit aux moins de 18 ans, mais dès qu’on parle de l’écriture pour enfant, c’est des films distribués, vus par les enfants, du point de vue de l’enfant, où l’enfant s’exprime, où on écoute l’enfant, on écoute ses désirs, ses peurs, ses ambitions, son rêve et ses réalités, son vécu. L’écriture jeunesse, complexe et rigoureuse, doit tenir compte des différents segments de l’enfance et de l’adolescence, souvent moins considérés dans le cinéma panafricain. Les intervenants ont souligné l’importance de consolider la culture africaine précoloniale et de résister au contenu télévisuel déformant la réalité des enfants.

Comme l’ont rappelé les experts, il ne s’agit pas seulement d’écrire pour la jeunesse, mais d’écrire avec la jeunesse, afin de nourrir leur imaginaire tout en respectant leur vécu. Parce que comme sociologue et comme historien de formation, je travaille beaucoup avec des jeunes, des jeunes âgés de 16 jusqu’à 35 ans, un peu partout dans le monde entier, des jeunes africains, mais aussi des jeunes africains de la diaspora, des jeunes américains, des jeunes russes, des jeunes coréens et des jeunes européens. Ces jeunes-là, je cherche toujours à savoir à travers eux leur parcours, à la fois scolaire et académique et universitaire, mais aussi savoir leurs aspirations, leurs rêves et leurs doutes par rapport à l’endroit, au monde ou à la société à laquelle ils vivent, mais aussi la vision, la projection qu’ils ont à l’horizon 2050 sur leur pays d’origine, si c’est le Camerounais, et sur l’Afrique, leur continent d’origine.

 La journée s’est poursuivie avec la projection de films en compétition et en panorama, huit courts-métrages en compétition, deux longs-métrages en compétition et trois courts-métrages en panorama venus du Cameroun, du Niger, de l’Egypte et du Burkina Faso. Ces œuvres témoignent de l’engagement des réalisateurs africains à réinventer le cinéma pensé par, avec et pour la jeunesse, réaffirmant l’importance de donner aux jeunes une voie au cœur de la création cinématographique. 

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