Gabon : la dette publique franchit un seuil critique de 73% du PIB
La dette publique du Gabon a atteint un niveau alarmant, dépassant les 7 800 milliards de FCFA en 2024 et portant le ratio d’endettement à environ 73% du PIB, au-dessus du seuil de convergence de 70% fixé par la CEMAC. Cette situation inquiète les autorités alors que le pays tente de stabiliser sa scène politique et de respecter ses engagements financiers, tant internes qu’externes. La vulnérabilité de l’économie gabonaise, pilier régional, suscite également des préoccupations au sein de la CEMAC, où les risques de surendettement pourraient compliquer l’accès au financement pour l’ensemble des États membres.
Côte d’Ivoire : la BAD et les États-Unis renforcent leur coopération économique
La Banque africaine de développement (BAD) et les États-Unis annoncent un renforcement de leur coopération en Côte d’Ivoire, visant à accélérer la transformation économique du pays. Ce partenariat ambitionne de stimuler la création d’emplois pour les jeunes, d’attirer davantage d’investissements étrangers et d’intégrer les entreprises locales dans les chaînes de valeur nationales et internationales. Les deux parties réaffirment leur volonté de soutenir activement les entreprises privées et de créer un environnement propice aux investissements. Cette initiative s’inscrit dans la continuité de l’action de la BAD, qui a récemment accordé un prêt de près de 39 millions d’euros pour renforcer la gouvernance et la mobilisation des ressources, un appui jugé essentiel à la mise en œuvre du Plan National de Développement 2021-2025.
Égypte : l’or 24 carats perd du terrain face à un marché mondial immobile
Les prix de l’or en Égypte ont légèrement reculé depuis mercredi, enregistrant une baisse de 0,18 % pour les principaux niveaux de pureté, sous l’effet d’un ralentissement de la demande locale, malgré un marché mondial des métaux précieux stable. À 15h37 GMT, l’or 24 carats s’échangeait à 6 360 livres égyptiennes le gramme, en retrait de 11,50 livres par rapport à la clôture de mardi. Sur le marché égyptien, les cours sont étroitement liés aux prix mondiaux au comptant, aux fluctuations de la livre par rapport au dollar et aux variations saisonnières de la demande en bijoux et en investissements.
Nigeria : l’All-Share Index progresse de 0,12 % grâce aux assurance
La Bourse du Nigéria (NGX) a poursuivi sa tendance haussière jeudi, l’All-Share Index progressant de 0,12 % à 143 239,23 points et la capitalisation boursière gagnant 111,08 milliards de nairas pour atteindre 91,11 billions de nairas, portée par un regain d’intérêt pour les actions du secteur des assurances, dont l’indice sectoriel a bondi de 1,27 %. Parmi les valeurs à suivre, MTN Nigeria (+1,1 %), Honeywell Flour Mills (+6,4 %), Access Holdings (+1,0 %) et Nigerian Breweries (+0,9 %) ont contribué à cette dynamique. Cependant, cette performance se heurte à un net ralentissement de la liquidité : le volume des transactions a chuté de 56,04 % et leur valeur de 63,27 %, témoignant d’une participation institutionnelle moindre et d’un faible intérêt pour les grosses transactions. Malgré ce recul, la demande dans le secteur des assurances et les gains des principales valeurs ont permis au marché de rester en terrain positif.
Cameroun : une taxe de 3 000 FCFA fixée sur la visite technique automobile
À partir du 1er janvier 2026, le Cameroun instaurera une taxe de 3 000 FCFA sur chaque visite technique de véhicule, s’ajoutant aux tarifs déjà en vigueur. Pour les voitures de tourisme, le coût annuel passera de 17 900 à 20 900 FCFA, tandis que les utilitaires légers soumis à un contrôle semestriel verront leur visite grimper de 15 500 à 18 500 FCFA. En raison de l’augmentation de 40 % des coûts des carburants entre 2022 et 2023, les véhicules de transport public, taxis, bus de ligne et transports scolaires, seront exonérés, les catégories exactes étant précisées par arrêté ministériel. Cette taxe uniforme, qui pourrait rapporter plusieurs milliards de FCFA par cycle de contrôle, illustre la volonté de l’État de renforcer ses ressources budgétaires via le secteur automobile. L’État de renforcer ses ressources budgétaires via le secteur automobile.





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