La conférence ministérielle de l’Organisation Mondiale du Commerce, CM14, s’achève sur l’adoption de plusieurs résolutions et la poursuite des travaux sur des questions en suspens à Genève. Parmi ces résolutions, le commerce numérique apparaît comme un levier stratégique pour transformer l’économie africaine. Pour y parvenir, le continent devra surmonter les défis d’accès aux infrastructures et d’accès à l’électricité.
A l’issue de la 14ème conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce, le commerce numérique se présente comme un atout stratégique de transformation de l’économie africaine. Grâce à des initiatives comme la “Digital Trade for Africa” réalisée avec la World Bank, le continent parvient à combler progressivement ses retards sur le plan infrastructurel, notamment dans l’amélioration des infrastructures numériques, de l’accès à l’internet et l’harmonisation des règles sur les signatures électroniques et les flux de données.
Malgré ces initiatives, le continent reste encore limité à l’accès à Internet haut débit, subit des coûts élevés de connectivité et d’équipements, ainsi que des pénuries d’électricité. Près de 600 millions d’Africains n’avaient pas toujours accès à l’électricité pour la période 2024-2025, soit 43% de la population ; en majorité dominée par l’Afrique subsaharienne qui concentre 85% de ses utilisateurs.
Lancé en 2023 par l’Organisation mondiale du commerce et la Banque mondiale , le projet “Digital Trade for Africa” soutient la mise en œuvre du Protocole sur le commerce numérique de la ZLECAF, visant un marché numérique africain intégré. Si les résolutions engagées à la CM14 sont actées, l’Afrique pourrait repositionner sa place dans le commerce mondial à l’ère du digital, et stimuler son développement économique.





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