AFRIQUE: ESCLAVAGE, PLUS GRAVE CRIME CONTRE L’HUMANITÉ

Le 25 mars 2026 marque un tournant aux Nations Unies avec la reconnaissance de la traite transatlantique comme « le plus grave crime contre l’humanité». Portée par le Ghana et une coalition afro-caribéenne, cette résolution brise un tabou séculaire mais expose une fracture diplomatique majeure face au refus des États-Unis, d’Israël et de l’Argentine. Entre devoir de mémoire et exigence de réparations, ce vote prolonge l’offensive diplomatique de l’Union africaine et soulève une question cruciale : le monde est-il enfin prêt à solder la dette morale et matérielle de quatre siècles de déportation ?

La traite transatlantique des esclaves africains a été classée officiellement comme le plus grave crime contre l’humanité par l’ONU. Si la résolution raisonne comme le moment des rétributions au sein des communautés victimes; la cause portée par le Ghana et une coalition afro-caribéenne a toutefois  révélé une fracture sur la question. En effet, le 25 mars 2026, 123 pays ont voté pour le texte, l’opposition des États-Unis, d’Israël et de l’Argentine, doublée de 52 abstentions dont celles de l’Union Européenne, notent une résistance persistante d’une frange de la communauté internationale sur le devoir de mémoire et de  réparation de ce crime.
Entre les seizième et dix-neuvième siècle, la traite transatlantique c’est donc entre 12 et 15 millions d’africains déportés dont environ 20% ont péri avant l’arrivée sur les sites de déportations aux amériques, aux antilles et en Europe. Une érosion de la population qui a laissé des séquelles sur le continent africain. Pour le Ghana, la reconnaissance de la traite comme plus grave crime contre l’humanité représente certes une victoire mais aussi un préalable à toute justice réparatrice pour l’Afrique.

Un mois plus tôt, en février 2026, l’Union Africain avait déjà reconnu la colonisation comme crime contre l’humanité posant la ligne d’action des Etats africains qui a abouti à cette résolution des Nations Unies. Certains pays ayant manifesté leurs réticences lors ce vote; y ont dénoncé une hiérarchisation des crimes contre l’humanité.

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