Guinée: 40 partis politiques dissous à deux semaines des élections

À quelques semaines des élections législatives et municipales en Guinée, les autorités resserrent l’étau autour des partis politiques. Plusieurs formations viennent d’être dissoutes pour non-respect des obligations administratives. L’opposition guinéenne dénonce cette décision et appelle à la mobilisation.

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À deux semaines des élections législatives et municipales, la scène politique guinéenne connaît un séisme. Dans la nuit du 6 au 7 mars 2026, le gouvernement dirigé par Mamadi Doumbouya a dissous quarante partis politiques, dont plusieurs figures majeures de l’opposition. Parmi eux, l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) de Cellou Dalein Diallo, le Rassemblement du Peuple de Guinée – Arc‑en‑Ciel (RPG‑AEC) d’Alpha Condé et l’Union des Forces Républicaines (UFR). Le ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation justifie cette décision par le non-respect présumé de certaines obligations légales, mais les leaders dissous dénoncent une stratégie pour créer un “parti‑État”.

Selon le décret officiel, ces partis perdent leur statut juridique, leurs activités politiques sont interdites et leurs actifs peuvent être séquestrés. Ousmane Dady Camara, président du Rassemblement Guinéen du Travail, dénonce une volonté manifeste de restreindre la démocratie et de durcir les conditions de fonctionnement des partis. Les réactions de l’opposition se multiplient, affirmant que cette mesure prive les électeurs de choix et fragilise la représentativité des forces politiques dissoutes.

Ce mouvement s’inscrit dans un contexte plus large de contrôle renforcé sur le paysage politique guinéen. Les observateurs craignent que la suspension des activités et financements de ces partis ne restreigne davantage l’espace politique et affaiblisse l’opposition avant les élections. La communauté nationale et internationale suit avec attention les prochains développements, redoutant un impact durable sur la démocratie dans le pays.

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