L’Afrique peut-elle reprendre les rênes de la diplomatie mondiale vingt ans après Kofi Annan ? En déposant sa candidature au Secrétariat général des Nations Unies le 2 mars 2026, l’ex-président sénégalais Macky Sall, porté par le parrainage du Burundi et de l’Union africaine, incarne les espoirs de placer à nouveau un fils du continent aux plus hauts sommets décisionnels du monde. Entre le désaveu de Dakar et la concurrence sud-américaine, le chemin vers New York s’annonce aussi prestigieux que escarpé.
L’ex-président Sénégalais Macky Sall se lance à l’assaut de la succession du Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Gutiérrez, avec le parrainage officiel du Burundi, agissant au nom de l’Union africaine. En déposant son dossier le 2 mars 2026, l’ancien dirigeant sénégalais ambitionne de devenir le troisième fils du continent à diriger l’organisation, marchant ainsi dans les pas des illustres Boutros Boutros-Ghali, Égyptien, secrétaire général de janvier 1992 à décembre 1996 et du Ghanéen Kofi Annan qui a bénéficié de deux mandats du 1er janvier 1997 au 31 décembre 2006. Ce pari audacieux pourrait replacer l’Afrique au cœur de la gouvernance mondiale.
Le chemin vers le Secrétariat général reste semé d’embûches, Macky Sall devra affronter une concurrence féroce venue d’Amérique latine: L’ancienne présidente chilienne Michel Bachelet, l’argentin Rafael Grossi, Directeur de l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique et Rebeca Grynspan, actuelle Secrétaire générale de la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement et ancienne vice-présidente du Costa Rica. Mais le principal frein réside dans le désaveu tacite des nouvelles autorités sénégalaises, qui n’ont pas officiellement porté sa candidature, préférant pointer du doigt sa gestion passée.
Une victoire de Macky Sall en fin d’année 2026 pourrait offrir au continent africain une voix prépondérante sur des enjeux vitaux tels que le financement du développement, la transition climatique et la représentation permanente de l’Afrique au Conseil de sécurité ; donc peser directement sur les grands équilibres du monde.





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