La 6ème édition du cycle de conférences spéciales en prélude à la journée internationale des droits de la femme qu’offre le département de sociologie de l’université de Yaoundé 1, s’est ouvert le 04 mars 2026 avec un panel spécial de haut niveau. Pendant deux jours, les acteurs du droit de la femme réflechissent sur les défis de la protection de la femme dans un contexte social fortement marqué par les violences basées sur le genre, particulièrement sur la gent féminine.
Au Cameroun, les violences basées sur le genre continuent de susciter de vives inquiétudes. Selon des données du ministère de la Promotion de la femme et de la famille, 26 cas de féminicides ont été recensés en février 2026. Une réalité qui s’inscrit dans un contexte déjà préoccupant : d’après l’enquête démographique et de santé de 2018, 44 % des femmes âgées de 15 à 49 ans, en union ou séparées, déclarent avoir subi des violences conjugales. Des statistiques alarmantes qui contrastent avec les ambitions de la résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations Unies, adoptée pour renforcer la participation des femmes dans la prévention des conflits et leur protection contre les violences.
Face à cette situation, le monde universitaire se mobilise. Les 4 et 5 mars 2026, le campus de University of Yaoundé I a accueilli la 6ᵉ édition du cycle de conférences spéciales, organisée en prélude à la journée International de la femme. Chercheurs, décideurs publics et acteurs de la société civile y ont débattu des mécanismes de prévention et de lutte contre les violences basées sur le genre. L’enjeu : formuler des recommandations concrètes alignées sur les principes de la résolution 1325, notamment en matière de droits, de justice et de protection des femmes et des filles.
Portée par le Master professionnel Genre et Développement du département de sociologie de l’université de Yaoundé 1, cette initiative académique s’inscrit dans une dynamique plus large de promotion de l’égalité et de valorisation des figures féminines. Au fil des éditions, ce rendez-vous s’impose comme un espace de réflexion et de plaidoyer. Objectif : renforcer la place des femmes et des jeunes filles dans les politiques publiques et dans la consolidation de la paix sociale, un enjeu majeur pour les sociétés africaines.





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