Depuis son arrivée au pouvoir en 2022, le capitaine Ibrahima Traoré a placé la lutte contre la corruption au cœur de son agenda politique et stratégique, dans le cadre de la révolution progressiste populaire engagée par les autorités de la Transition en 2025. Après une phase axée sur la sensibilisation et l’encouragement à la dénonciation, les résultats escomptés ne sont pas au rendez-vous. La corruption, toujours profondément enracinée, continue de miner la société burkinabè, poussant le président de la Transition à adopter une ligne plus ferme, avec un durcissement du cadre répressif dans l’ensemble des secteurs, à commencer par les forces armées.
Au niveau de l’administration publique, le gouvernement félicite les serviteurs du peuple pour les nombreuses améliorations constatées dans la qualité du service. Toutefois, certains points négatifs persistent, susceptibles de réduire l’efficacité du service public. Le Korag souligne notamment les lenteurs et lourdeurs administratives, l’absentéisme de certains agents publics ainsi que des comportements inappropriés de certains usagers. Face à ces défis, l’État burkinabè promet un renforcement technique et humain sans faille pour lutter efficacement contre le fléau de la corruption.
En 2024, le Burkina Faso se situait à la 82ᵉ place sur 180 pays dans l’indice de perception de la corruption, selon Transparency International. Bien qu’il ne figure pas parmi les pays les plus corrompus, le Burkina vise à devenir un pays plus juste, plus transparent et économiquement stable.





No responses yet