Depuis le 1er janvier 2026, le Cameroun applique un impôt minimum de 3 % sur le chiffre d’affaires réalisé localement par les entreprises numériques étrangères ne disposant pas de présence physique sur son territoire. Sont ciblées les plateformes comptant au moins 1 000 utilisateurs dans le pays ou générant un chiffre d’affaires annuel hors taxes d’au moins 50 millions de FCFA, une orientation qui s’inscrit dans une tendance observée dans plusieurs États africains face aux géants du numérique. Pourtant depuis l’adoption de la loi de finance le 17 décembre 2025, le débat s’est enflammé sur les réseaux sociaux camerounais. De nombreux internautes estiment que les créateurs de contenus seraient les premières victimes de cette réforme et s’interrogent sur l’application concrète de la mesure.Dans une sortie sur les réseaux sociaux, l’analyste des questions économiques, Cyril soh nde, a apporté des éclairages sur les principaux acteurs concernés par cette loi et sur les implications pour ces derniers.
Mais face à la controverse, les autorités rassurent. En effet, contrairement aux rumeurs, la loi de finances 2026 ne crée pas de taxe spécifique pour les créateurs de contenus. Ces derniers restent soumis au régime fiscal classique. Depuis 2023, leurs revenus issus de contrats avec des entreprises ou des multinationales sont soumis à une retenue à la source, correspondant à l’impôt sur le revenu prévu par le Code général des impôts camerounais.
La controverse remet néanmoins en lumière la question plus large de la monétisation des audiences numériques, dans un pays qui comptait environ 5,45 millions d’utilisateurs de réseaux sociaux début 2025, un levier stratégique majeur pour les grandes plateformes opérant sur les marchés africains.





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