Le Mali et le Burkina Faso ont annoncé, mercredi 31 décembre 2025, qu’ils riposteraient par réciprocité aux restrictions de visas imposées par les États-Unis le 16 décembre dernier. Dans un communiqué, le ministère malien des Affaires étrangères et de la coopération a déclaré « prendre acte » de la mesure, tout en dénonçant ses motifs. Les autorités maliennes jugent cette décision unilatérale difficilement justifiable, soulignant ses conséquences sur la mobilité des citoyens, avec des impacts personnels, économiques, éducatifs et diplomatiques.
Au Burkina Faso, le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, a annoncé que le pays appliquerait des mesures équivalentes à l’encontre des ressortissants américains, tout en réaffirmant que l’État reste « ouvert à une coopération fondée sur le respect des intérêts réciproques ». Cette communication vise également à informer l’opinion nationale et internationale du choix du Burkina Faso de défendre sa souveraineté et ses principes de réciprocité.
Cette décision américaine s’inscrit dans un contexte de durcissement progressif de l’accès aux États-Unis pour plusieurs pays africains, après l’instauration en octobre 2025 de cautions allant de 5 000 à 15 000 dollars pour certaines demandes de visa. Désormais, seuls les résidents permanents légaux, détenteurs de visas validés, diplomates, athlètes ou personnes jugées « bénéfiques aux intérêts nationaux » peuvent se rendre aux États-Unis. Malgré cette escalade, Bamako et Ouagadougou réaffirment leur attachement à l’égalité souveraine des États, au respect mutuel et à la promotion de relations de coopération durables avec leurs partenaires.







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