En Centrafrique, le président Faustin-Archange Touadéra pose un acte politique majeur. À l’occasion du 67ᵉ anniversaire de la proclamation de la République, le chef de l’État a annoncé, le 30 novembre, une grâce présidentielle exceptionnelle accordée à 862 détenus. Une décision présentée comme une mesure d’apaisement et de cohésion nationale, révélée solennellement lors de son adresse à la nation.
La mise en application a débuté le 3 décembre 2025, avec la libération d’une première vague de 402 détenus à la Prison centrale de Ngaragba, à Bangui. Les autorités pénitentiaires évoquent un processus progressif, encadré et strictement supervisé. Cette initiative s’inscrit dans un contexte politique marqué par l’approche des élections générales prévues pour le 28 décembre 2025, un moment crucial pour la stabilité du pays et l’engagement du gouvernement en faveur d’un climat apaisé.
Cependant, cette grâce ne signifie pas l’effacement total des condamnations. Les amendes, dommages et intérêts restent dus, rappelle le journaliste centrafricain Rolf Stève Domia-Leu, soulignant que les droits des victimes doivent être préservés. D’autres libérations sont attendues dans les provinces dans les jours à venir, afin d’atteindre l’ensemble des bénéficiaires avant le scrutin. Un geste politique qui suscite à la fois espoirs, interrogations et attentes au sein de la société centrafricaine.





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