Bourse du 24/11/2025

Burkina-FASO : le gouvernement exige 31 milliards des compagnies minières pour la réhabilitation des sites miniers.

 Lors du conseil des ministres tenu le 20 novembre 2025, le gouvernement burkinabè a manifesté sa volonté de récupérer plus de 31 milliards FCFA, qui correspondent aux cotisations non versées au Fonds de réhabilitation et de fermeture des mines (FRFM) ; sur les exercices 2023-2024. D’après les autorités, malgré la croissance du secteur aurifère, ces compagnies minières peinent à alimenter le Fonds de réhabilitation, instauré pour garantir la restauration des sites. En 2023, 03 sociétés de mines industrielles ont versé un total de 7,21 milliards FCFA sur les 24,39 milliards attendus par l’Etat. En 2024, 07 sociétés minières ont versé 13,73 milliards FCFA sur les 27,70 milliards attendus par l’Etat. Un progrès qui affiche malgré tout un taux de contribution fragile. Deuxième producteur d’Or du continent, le Burkina-Faso entend renforcer la mobilisation des Fonds, afin de prévenir les risques sanitaires, notamment la contamination des eaux. C’est également une décision permettant de transférer la responsabilité financière aux exploitants, conformément au principe du pollueur-payeur. 

Mali : La Banque Africaine de Développement injecte 68 millions USD pour sécuriser l’alimentation électrique. 
Au Mali, la Banque Africaine de Développement a décaissé un financement de 68,26 millions USD, soit 38,88 milliards FCFA. Ce financement, destiné au Projet PBNB boucle 225 KV Nord de Bamako, un programme qui vise à renforcer la fiabilité du réseau électrique de la capitale malienne, réduire la fréquence des délestages et soutenir la croissance économique. Le projet prévoit la construction d’une ligne double terne 225 KV entre Kodialani et Dialakorobougou, la création de deux nouvelles sous-stations 225/33 KV, l’extension de trois sous-stations existantes, l’installation de 2000 compteurs intelligents haute tension, et le raccordement de 10000 nouveaux ménages et usagers productifs. Les travaux devraient générer 320 emplois temporaires, 60 emplois permanents et 60 stages qualifiants, dont 50% pour les femmes. Prévu de janvier 2026 à décembre 2030, ce projet ambitionne renforcer la souveraineté énergétique et la compétitivité industrielle. 
Léger repli du marché de la BRVM:

La Bourse Régionale des Valeurs Mobilières a été fragilisée du lundi 17 au vendredi 21 novembre 2025 par un repli sur le marché, dominé par un mouvement de désengagement relatif sur le titre le plus pondéré. La BRVM composite maintient sa stabilité de -0,04% à 344,28 points ; la BRVM 30 évolue en marge de -0,02% à 165,06 points, pendant que la BRVM prestige affiche toutefois un repli plus marqué de 0,74% à 140,64 points. Plusieurs titres enregistrent de fortes baisses sur le marché notamment : Solibra qui décroche de 5,25% à 27 005 FCFA ; Ecobank CI perd 4,38% à 15 300 FCFA et SETAO recule de 4,35% à 1100 FCFA. L’activité des capitaux reste modérée avec 807 millions FCFA échangés, affichant une prudence persistante des investisseurs.
COP 30 : 50 millions d’euros mobilisés pour la transition énergétique en Afrique

A l’issue de la COP 30, tenu à Belém au Brésil, le Fonds pour l’énergie durable en Afrique (SEFA), a obtenu près de 50 millions d’euros, soit 32,79 milliards FCFA, afin de renforcer l’initiative Mission 300 et à soutenir l’émergence de projets d’énergies provenant du continent. Ces financements sont portés principalement par l’Allemagne et l’Italie, en vue de réaffirmer le rôle croissant de l’Europe dans l’appui aux infrastructures énergétiques vertes africaines. L’initiative Mission 300, pilotée conjointement par la Banque Africaine de Développement, la Banque mondiale et d’autres partenaires, est destinée à fournir de l’électricité propre à 300 millions de personnes sur le continent. Organe piloté par la Banque africaine de Développement, le SEFA renforce sa position comme l’un des instruments les plus structurants pour soutenir l’industrialisation verte et la promotion des énergies renouvelables, grâce à ce nouveau cycle de financement.
Côte d’ivoire : nouvelle chute de production de la filière cacao

Premier producteur mondial de cacao, la Côte d’ivoire aborde la campagne 2025-2026 sous le signe d’un recul considérable de sa production. Selon les sources du Conseil Cacao Café, citées par l’agence de presse Reuters, le pays avait vendu 1,3 million de tonnes de contrats pour la principale d’octobre 2025 à mars 2026, contre 1,4 million de tonnes un an plus tôt. Une stratégie qui permet d’éviter tout défaut de livraison, mais qui n’efface pas les tensions structurelles qui pèsent sur l’ensemble de la filière. Les premières estimations, font état en effet d’un repli de près de 30% des arrivées entre janvier et mars 2026  dans les ports d’Abidjan et de San Pedro. Manque d’investissement, vieillissement du verger ou encore climat défavorable…le Conseil Café Cacao rassure au-delà de ces manquements, qu’aucun défaut de livraison n’est anticipé pour la campagne principale, grâce à une récolte précoce et pour l’instant conforme aux prévisions. 

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