Éditorial
Notre pays traverse une période délicate. Des voix s’élèvent, des colères s’expriment, et dans certaines villes, des actes de violence viennent troubler la quiétude des citoyens. Les casses, les affrontements et les appels à l’insurrection ne peuvent, en aucun cas, être la voie vers un Cameroun meilleur. La violence n’a jamais bâti une nation, elle ne fait que détruire ce que des générations ont patiemment construit.
Le Cameroun a besoin de paix, de dialogue et d’unité. Nos différences — qu’elles soient culturelles, politiques ou tribales — ne doivent pas être des barrières, mais des richesses à mettre au service d’un même idéal : celui d’un pays stable, prospère et respectueux de tous ses enfants. Le tribalisme, la haine et la méfiance ne doivent plus avoir droit de cité dans notre discours public.
À ceux qui, par frustration ou colère, choisissent la voie de la violence, nous disons : il est encore temps d’écouter la raison. L’insurrection n’est pas une solution. Le dialogue, lui, reste la plus grande force des peuples matures. Refusons de nous déchirer entre frères, refusons de détruire ce qui nous unit.
Condamner la violence ne signifie pas ignorer les souffrances des uns ou les revendications des autres. Au contraire, c’est un appel à construire des ponts, à s’asseoir autour d’une même table pour parler, comprendre et avancer ensemble.
Enfin, rendons hommage à la paix, cette valeur suprême sans laquelle aucun développement n’est possible. Respectons nos institutions, car elles sont le cadre dans lequel s’exerce notre vivre-ensemble. Travaillons à les améliorer, à les rendre plus justes, mais dans l’ordre et la légalité.
Le Cameroun ne mérite pas la haine. Il mérite la paix, la justice et l’unité. C’est ensemble, et seulement ensemble, que nous pourrons écrire la plus belle page de notre histoire commune.





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